jeudi 11 avril 2013
dimanche 24 juin 2012
Défense et des bulles – juin 2012 : Notre mère la guerre de Kris et Maël
- Mais lui a-t-on dit, à votre général, que les gendarmes sont des militaires ?- Des militaires, oui... mais pas des soldats..
Les livres mentent. Et ceux d'Hugo en premier. Quand on meurt, sur la barricade ou dans la tranchée, on ne chante pas. On chie dans son froc.
- Bon... certain de sa mort ? Vous avez vérifié le corps ?- Son corps ? Il était éparpillé sur mon visage, mon lieutenant...
lundi 28 mai 2012
Défense et des bulles – mai 2012 : Des soldats d’honneur (Donjon)
- Donjon Potron-Minet, qui raconte la jeunesse du gardien, avant la création du Donjon
- Donjon Zénith, ou l’époque de la splendeur du Donjon
- Donjon Crépuscule, après la chute du Donjon, qui se déroule dans un monde post-apocalyptique
- Donjon Parade, des aventures plutôt humoristiques centrées sur deux des personnages principaux, chronologiquement au milieu de Donjon Zénith
- Donjon Monsters, dont chaque album sert de « back story » à l’un des personnages secondaires de Donjon Porton-Minet, Donjon Zénith ou Donjon Crépuscule
samedi 26 mai 2012
Jeu concours Guerres & Histoire : les résultats
samedi 28 avril 2012
Iron Man lives again... again
samedi 17 septembre 2011
Les meilleurs ennemis (première partie 1783 / 1953) par Jean-Pierre Filiu et David B.


- la guerre contre le pacha de Tripoli au début du XIXème siècle, à une époque où l'armée américaine compte un millier d'hommes
- l'accord entre le président Roosevelt et le roi d'Arabie Saoudite Ibn Saoud au début des années 1940 (première réelle incursion des USA en Arabie pour des raisons pétrolières)
- la fameuse Opération Ajax ayant abouti en 1953 au départ du premier ministre iranien Mossadegh, coupable d'avoir voulu nationaliser l'AIOC
En parallèle de la montée en puissance américaine, on assiste en miroir à la perte irrémédiable d'influence des Français et des Britanniques dans la région. Sans céder à l'antiaméricanisme (à la différence d'Une histoire populaire de l'Empire américain), les auteurs égratignent les différents protagonistes (qu'ils soient européens, américains, arabes ou iraniens) en exposant, certes en simplifiant un peu, leurs motivations et travers. Où le fait que Khomeini, alors jeune mollah, fut l'allié objectif des Américains en dénonçant le gouvernement de Mossadegh, se rappelle à notre bon souvenir.
A noter cependant, dès la première page du livre, une incroyable erreur : Gilgamesh d'Uruk (utilisé ici comme une parabole), cela ne remonte pas à 2400 ans mais à 2700 avant JC.
lundi 12 septembre 2011
La Chine monte en puissance dans le... vin rouge

Petit clin d'oeil, un vin chinois a remporté le prix Decanter dans la catégorie "Bordeaux rouges internationaux de plus de £10". Bien évidemment, le responsable du domaine a été formé en France.
vendredi 15 juillet 2011
2012 : le G8 en sauveur de l'humanité ?
Eh bien figurez-vous qu'en 2012, le super plan a porté ses fruits au travers de super arches embarquant quelques (milliers de) happy few vers le renouveau de l'espèce humaine. Bien sûr, Himalaya oblige, les Chinois ont fait le gros du travail, même si on ne voit pas la tête d'un leader du PCC de toute l'histoire. Il est à noter que le tournage du film, sorti sur les écrans du monde entier en novembre 2009, a commencé à l'été 2008, juste avant la montée en puissance du G20 (premier sommet réunissant les chefs d'états ou de gouvernements en nombre 2008 à Washington). Ceci dit, cette poussée de multilatéralisme de la part des USA fait très "fin du XXème siècle", peu en phase avec les réalités du monde actuel. Même si Barack Obama a réaffirmé très récemment que l'Occident restait "le plus grand catalyseur d'action mondiale".
crédits : Wikimedia Commons
On en vient à penser que finalement, les films où les Américains assument seuls l'avenir de l'humanité sont quand même moins incroyables...
lundi 4 juillet 2011
Liste de lecture prévisionnelle pour la période estivale
Michel Kerautret : Histoire de la Prusse

Edouard Pflimlin : Le retour du Soleil Levant, La nouvelle ascension militaire du Japon

lundi 9 mai 2011
Obama, Osama et le micro-management
Un petit détournement (non inédit !) d'une des désormais fameuses images de la Situation Room de la Maison Blanche, montrant un POTUS vraiment au coeur de l'action.
Lire également : raccourcissement et intégration de la boucle OODA, double danger.
lundi 4 avril 2011
Souvenirs de Madrid...
lundi 3 janvier 2011
Byzance: L'Empire Romain d'Orient par Jean-Claude Cheynet

- L'Empire Romain d'Orient (330 - 718)
- L'Empire Médiéval (718 - 1204)
- De l'Empire à la Ville-Etat (1025 - 1453)
De Constantin Ier et l'inauguration de Constantinople en 330, jusqu'à la chute finale face aux Ottomans en 1453, en passant par Justinien II, Héraclius, Basile II, Manuel VIII Paléologue, les Croisades, les fréquentes querelles internes, les sièges de Constantinople, les luttes face aux Perses, Arabes, Slaves, Seldjoukides, Ottomans (et autres peuples issus de la steppe), Latins, les bisbilles entre Venise et Gênes... plus de 1000 ans d'histoire sont ainsi passés en revue.
- Sont notamment détaillés les relations - et leurs évolutions - entre empereur et patriarche(s) et entre chrétiens "romains" et "orthodoxes", même si l'évocation des schismes (hormis celui de Photius en 867) est plutôt succincte.
- La christologie trouve quant à elle une place de choix, entre arianisme, nestorianisme et monophysisme, au travers notamment des conciles de Nicée, Constantinople ou Chalcédoine et leurs suites (églises syriaque, copte, arménienne)
- Sont décrits les iconoclasmes du VIIIème et IXème siècle
- de tribus et autres "nations" (cf. plus haut, en ajoutant notamment les Avars, Mongols, Ghassanides, Francs, Vandales, Petchénègues, Bulgares, Hongrois, Arméniens, Mamelouks, Danishmendides et j'en passe)
- de villes et régions européennes et asiatiques (Cilicie, Phrygie, Thessalie, Epire, Antioche, Monts Athos, Trébizonde, Nicée, Andrinople, Dyrrachion, Mistra, Césarée, Varna, Nicolopolis, Skopje...)
- d'empereurs, patriarches et dirigeants d'autres sociétés
- de noms de familles et dynasties byzantines (Doukas, Phocas, Comnènes, Paléologues, Anges...)
- de titres (archonte, exarque, drongaire, mégaduc, higoumène, domestique, protovestiaire, basileus, éparque...) et dignités (césar, sébaste, patrice, magistre...)
- sans oublier la foultitude de termes grecs (pronoia, pakton, oikos, doulos, chorion, chrysobulle, dynatos...) utilisés notamment pour la description des dimensions administratives, protocolaires et fiscales...
Quelques remarques pour finir :
- il est intéressant de noter que sur des évènements identiques (par exemple les conquêtes arabes ou ottomanes), Jean-Claude Cheynet met beaucoup plus l'accent sur les facteurs internes à l'Empire Byzantin (querelles dynastiques, tensions interconfessionnelles, volontés d'autonomie des provinces...) qu'un John Keegan, spécialiste de l'histoire militaire, dans son Histoire de la guerre, qui lui met en avant les aspects civilisationnels et guerriers.
- Marc Ferro, dans son Des Grandes Invasions à l'an mille, présente les querelles iconoclastes comme l'une des causes majeures des conquêtes arabes initiales aux dépens de l'Empire Romain d'Orient... alors que chronologiquement, la plupart de celles-ci ont été réalisées dès le VIIème siècle, sous les premiers califes, soit avant le premier iconoclasme
- Le quatrième de couverture commence ainsi : "L'Empire Romain d'Orient a vu les jours sur les rives du Bosphore, lorsque Constantin, premier empereur romain chrétien, fonda la nouvelle Rome, Constantinople, plus tard appelée Byzance". Il me semble qu'il y a ici une petite erreur : la cité impériale a été fondée par les Grecs plus de 5 siècles avant JC, et s'appelait originellement Byzance. Le nom de Constantinople lui fut donné postérieurement, en 330 lors de l'inauguration par Constantin Ier. Par contre, il est vrai que le terme d' "Empire Byzantin" a été forgé a posteriori, au XVIème siècle, par l'historien Hieronymus Wolf, et que les Romains d'Orient ne s'appelaient pas eux-mêmes "Byzantins"
mercredi 22 décembre 2010
Jeux du Colonel Blotto : une étude expérimentale
La théorie des jeux, voilà un thème sur lequel je reviendrai prochainement (il est déjà temps de prendre de bonnes résolutions pour l'année qui vient !).
lundi 20 décembre 2010
Quelques ouvrages à glisser sous le sapin
S'il reste de la place dans la hotte du Père Noël, voici quelques ouvrages lus (mais pas forcément parus) cette année, et dont j'ai déjà parlé, que je recommande pour bien finir 2010 :
Sur Clausewitz de Raymond Aron

Histoire de la guerre de John Keegan

Le casque et la plume d'Olivier Kempf

Res Militaris de Michel Goya

Cyberguerre et guerre de l'information sous la direction de Daniel Ventre

La géopolitique et le géographe d'Yves Lacoste

La guerre des Gaules de Jules César

Mao stratège révolutionnaire de Gérard Chaliand
Voir aussi ma bibliothèque.
samedi 18 décembre 2010
A lire : le repas du guerrier

Bon appétit !
vendredi 8 octobre 2010
Quelques ouvrages relatifs à la cyberguerre
Pour approfondir la réflexion en cours sur l'Alliance Géostratégique, voici une petite liste d'ouvrage relatifs à la cyberguerre ou à des thématiques connexes (sécurité dans le cyberespace, guerre de l'information, guerre électronique...).
Il ne s'agit bien évidemment pas d'une bibliographie exhaustive, d'ailleurs je vous remercie d'avance pour toutes vos suggestions additionnelles.
***

Cyberguerre et guerre de l'information. Stratégie, règles et enjeux
Ouvrage collectif, sous la direction de Daniel Ventre, Lavoisier, 2010
Une exploration du concept de cyberguerre et des rapports de force dans le cyberespace. A signaler, l'article "Intelligence, the first defence ? La guerre de l'information dans son rapport à la surprise stratégique" de Jospeh Henrotin

La guerre de l'information
Daniel Ventre, Lavoisier, 2007
Une analyse en profondeur du concept de guerre de l'information, avec des descriptions très poussées de la situation aux États-Unis, en Chine, en Inde, en Russie, au Japon et à Singapour.

La cybersécurité
Nicolas Arpagian, PUF, 2010
Une introduction dans le format "Que sais-je ?" aux tenants et aboutissants de la cybersécurité, avec parfois quelques raccourcis (notamment sur les aspects techniques) et un manque de liant entre les différents chapitres

La cyberguerre. La guerre numérique a commencé
Nicolas Arpagian, Vuibert, 2009
Une analyse des récents évènements en Estonie, en Géorgie ou en Chine ainsi que des différentes parties prenantes étatiques, internationales ou privées qui se disputent la gouvernance du cyberespace, depuis l'apparition d'ARPANET en 1969.

Surveillance électronique planétaire
Duncan Campbell, Allia, 2003
Le rapport rédigé pour le Parlement européen sur Echelon, le système de surveillance électronique mis en place par les Etats-Unis, permettant d'espionner conversations téléphoniques, fax ou emails à l'échelle du globe.

War 2.0. Irregular Warfare in the Information Age
Thomas Rid et Marc Hecker, Praeger Security International, 2009
Le titre est autoporteur, mais voir également l'article de Stéphane Taillat consacré à l'ouvrage sur Alliance Géostratégique (L'internet social et la guerre 2.0).

Cyberwar: the next threat to national security and what to do about it
Richard A. Clarke, ECCO Press, 2010
Les cyberarmes sont légion, les USA sont vulnérables, le Pentagone est pénétré par des espions étrangers... un appel d'un expert américain au lancement du débat public sur les risques de cyberguerre.

Inside Cyber Warfare. Mapping the Cyber Underworld
Jeffrey Carr, O'Reilly, 2009
Des informations assez fouillées sur la cybercriminalité et notamment le marché aux logiciels malveillants, aux cyberdonnées volées, ou la géographie des pirates informatiques des Etats-Unis à la Russie. Ce livre décrit notamment le processus de développement d'un malware ou de planification d'une cyberattaque.

La France dans la guerre de l'information. Information, désinformation et géostratégie
Jacques Myard, L'Harmattan, 2006
Rapport parlementaire, principalement focalisé sur les stratégies de désinformation médiatique à l'ère de l'Internet (avec des gros morceaux de offline), développant notamment les exemples du Rwanda et des préparatifs et du début de l'opération Iraqi Freedom.

La guerre électronique. Maître des ondes, maître du monde...
Général Jean-Paul Sifre, Lavauzelle, 2005
Ouvrage posthume d'un des pionniers de la guerrélec en France. Assez technique, mais offrant un panorama assez complet du champ de bataille électromagnétique, complément essentiel du cyberespace.

Terroristes et Internet
Limore Yagil, Trait d'Union, 2002
Un essai assez intéressant, vu son âge (huit ans, soit une éternité dans le cyberespace), sur les enjeux et les dangers de la rencontre du terrorisme et du réseau des réseaux.

Halting State
Charles Stross, Orbit, 2008
Un roman, pas facile d'accès pour les non-initiés, qui fait le trait d'union parfait entre le thème du mois consacré aux stratégies dans le cyberespace et celui d'août sur les jeux stratégiques.

mardi 21 septembre 2010
mercredi 1 septembre 2010
Petit post sur le thème d'août d'AGS ("jeux stratégiques")

Mes références personnelles sont super vieilles (j'ai arrêté de jouer il y a environ 10 ans) mais déjà fin du IIème millénaire le développeur de Total Annihilation avait laissé la possibilité à la communauté des joueurs de créer et d'ajouter des unités terrestres (véhicules, robots, fortifications, artillerie, extraction d'énergie et minerais, silos nucléaires, usines d'armement...), aériennes (chasseurs, bombardiers), navales (PA, sous-marins, cargo...) ou amphibie "home made" : rapidité, persistance, portée et puissance de feu, complexité de fabrication, tout pouvait être défini par les programmeurs amateurs, qui ensuite mettaient leurs créations à la disposition de tous (certains sites Web doivent encore exister). Du coup des unités extrêmement puissantes, increvables et quasiment "dissuasives" sont apparues, qui mettaient en déroute toute stratégie (et toute tactique) existant dans l'univers des possibles préalable.
Cependant, car on est dans un "jeu" qui se veut amusant et ludique (et que l'intérêt réside précisément dans le déroulement de la guerre, qui est une fin en elle-même), avant chaque partie un accord était trouvé sur les unités autorisées pour la partie, afin que cela reste équilibré et jouable.
Bien sûr les "cheat codes" (ressources naturelles en abondance, invincibilité de certaines unités...) se sont pas permis.
Total Annihilation est d'autant plus intéressant dans ce débat qu'il s'agit d'un affrontement entre robots, dont certains rêvent qu'il s'agira de la "proxy war" du futur. Une sorte d'affrontement entre "champions désignés", un peu comme, à l'autre bout du spectre historique, un David vs Goliath remis a goût du jour technologique.
Deux détails supplémentaires (et qui bien entendu ne sont pas des exclusivités de Total Annihilation) mettant en exergue le côté "codifié" :
- la possibilité de désactiver le "fog of war", qui dans le jeu a une signification littérale puisqu'il est purement lié à la visibilité de ce qui se passe sur le champ de bataille hors du champ de vision "normal" des unités
- la définition du critère de fin d'une bataille : soit la mort du Commander (l'unité principale, unique pour chaque camp, en gros sur l'image ci-dessus), soit l'extermination de toutes les unités
Dans la vraie vie, c'est autre chose... enfin surtout depuis que la guerre est devenue "totale" et qu'elle n'est plus une question de rivalités de personnes partageant le même référentiel culturel, et pouvant reconnaître leur défaite (et leur victoire) avant l'annihilation d'une des parties (voir Il y a guerre limitée et guerre limitée).
jeudi 12 août 2010
Age of Empires : souvenirs, souvenirs...
En lien avec le thème d'août d'AGS, voici pour les nostalgiques l'introduction du premier opus de la série Age of Empires. Tout cela ne nous rajeunit pas, puisque le jeu date de 1997 :
mercredi 4 août 2010
Thème d'août d'AGS : jeux stratégiques
Mois d'août oblige, le thème mensuel de l'Alliance Géostratégique se fait plus ludique...quoique.
Bien que je ne sois pas vraiment un hardcore gamer, je garde quelques bons souvenirs de Starcraft, Total Annihilation, Age of Empires, Sid Meier's Gettysburg, Pandemic 2 ou... Richesses du Monde.

Le jeu, qu'il soit vidéo ou non, du niveau le plus élémentaire (à la Street Fighter) au plus intergalactique, simule souvent un combat. Mais même si ce dernier en est ainsi rendu virtuel, ce n'est pas le cas du jeu lui-même, qui de tous temps, mais paradoxalement encore plus à notre époque, a revêtu des dimensions sociales, politiques, économiques... La Coupe du Monde de football de cette année a pu nous en apporter l'exemple éclatant.

Si l'on reste dans le jeu vidéo, l'exemple de Halting State, oeuvre de Science-Fiction "proche" qui tourne autour d'un clone de World of Warcraft, illustre ce que peut être une guerre née d'un jeu en ligne et tirant parti des ghostnets (La Chine au coeur d'une affaire de cyberespionnage de masse ?) et autres joyeusetés rendues possibles par l'Internet.
Et puis comment ne pas mentionner également les "jeux sérieux" (Serious games et autres mondes virtuels : quoi de neuf pour la défense ?), moitié buzzword marketing, moitié mini-révolution, qui sont en train de monter en puissance, qu'il s'agisse de la simulation de conduite d'engin ou de guerre mondiale (par ex. Quand les politiques jouent à la guerre ou Simulation de guerre économique au Pentagone : c'est la Chine qui gagne) ?
Bref, encore une fois un sujet très riche, mais on commence à être habitués !

















