Du 15 au 17 juin a eu lieu l'une des dernières sessions plénières de l'Assemblée de l'UEO (ou plus exactement de l'Assemblée Européenne de Sécurité et de Défense), avant sa dissolution annoncée pour juin 2011.
- La coopération structurée permanente selon le Traité de Lisbonne – Réponse au rapport annuel du Conseil
- La coopération européenne dans le domaine des hélicoptères militaires
- La coopération médicale entre les forces armées européennes
- La défense européenne et le Traité de Lisbonne – Réponse au rapport annuel du Conseil
- L’UE et les Balkans occidentaux
- Les conflits gelés et la sécurité européenne
- L'Iran et le Moyen-Orient
- L’espace militaire : les satellites d’alerte avancée et de renseignement électromagnétique – Réponse au rapport annuel du Conseil
- Le marché transatlantique des équipements de défense
- La sécurité européenne face au problème des débris spatiaux
- Le suivi de la PSDC dans les parlements nationaux et au Parlement européen – Réponse au rapport annuel du Conseil
- Afghanistan : expliquer à l’opinion publique les raisons d’une guerre
- Proposition de prix européen « civisme, sécurité et défense »
*
J'avais déjà évoqué le rapport relatif à l'Afghanistan et aux opinions publiques. Voici le communiqué de presse qui l'accompagne :
Paris, le 16 juin 2010 – L’Assemblée a demandé à l’Union européenne et à l’OTAN d’améliorer leur stratégie de communication sur la guerre en Afghanistan, déclarant qu’une plus grande honnêteté et une plus grande franchise peuvent sans doute permettre de rallier le soutien de l’opinion publique aux efforts pour lutter contre le terrorisme.
Présentant un rapport intitulé « L’Afghanistan : expliquer à l’opinion publique les raisons d’une guerre » au nom de la Commission pour les relations parlementaires et publiques, John GREENWAY (Royaume-Uni, Groupe fédéré) a déclaré que de manière générale, le soutien apporté par l’opinion publique à « l’opération militaire la plus complexe et la plus délicate depuis peut-être deux générations ou plus » s’effrite, même s’il y a des divergences d’opinion au sein des pays et entre eux.
Cette baisse de popularité est « souvent la conséquence directe des pertes en vies humaines, qui choquent les sensibilités et se heurtent aux valeurs de justice et d’humanité ». On obtiendra sans doute « plus aisément le soutien de l’opinion publique en expliquant avec une plus grande honnêteté et une plus grande franchise pourquoi nous sommes là et ce que nous cherchons à faire ». Pour l’heure, l’opinion publique a l’impression que la guerre « s’enlise et que les efforts de militaires comme des civils ne sont pas couronnés de succès », a dit M. GREENWAY.
L’objectif majeur du rapport est de « s’efforcer de faire le point sur les évolutions ou les revirements de l’opinion publique à propos de la guerre » dans les pays contributeurs de troupes. Il ne s’agit pas de savoir si la guerre est justifiée, ni comment elle devrait être menée ou comment y mettre fin. Un autre élément capital, auquel les pays de l’UE n’ont guère prêté attention, est l’opinion à l’intérieur de l’Afghanistan, a dit M. GREENWAY, qui a ajouté que « la présentation faite jusqu’ici à l’opinion publique manquait de clarté et de précision ».
Il est dit notamment dans le rapport qu’il faut donner davantage d’informations sur les progrès et les réalisations de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), qui regroupe les forces de l’Alliance placées sous le commandement de l’OTAN ; en outre, il importe de rappeler constamment que « l’objectif premier de la guerre est la lutte contre le terrorisme ». Il est indispensable de « souligner les progrès dans la construction de meilleures relations avec la population afghane, la création d’institutions viables gérées par les Afghans et le rejet de la corruption et des trafics illicites ». De plus, l’assistance en matière de formation et la coopération avec les médias afghans doivent être intensifiés pour « aider à l’établissement de normes plus satisfaisantes pour rendre compte de la situation en Afghanistan ».
Intervenant en séance plénière, Françoise HOSTALIER (France, Groupe PPE/DC) a remarqué que la « terreur se nourrit de l’ignorance » et souligné la nécessité d’améliorer la communication. Elle a insisté également sur l’importance d’adopter le ton juste ; selon M. GREENWAY, il aurait été bon de mentionner ce point dans le rapport. Oliver HEALD (Royaume-Uni, Groupe fédéré) a lancé une mise en garde : les stratégies de communication ne remportent pas les guerres ; il a ajouté que les vues de l’Assemblée étaient conformes à celles du nouveau gouvernement de coalition britannique.
Paris, le 16 juin 2010 – L’Assemblée a demandé à l’Union européenne et à l’OTAN d’améliorer leur stratégie de communication sur la guerre en Afghanistan, déclarant qu’une plus grande honnêteté et une plus grande franchise peuvent sans doute permettre de rallier le soutien de l’opinion publique aux efforts pour lutter contre le terrorisme.
Présentant un rapport intitulé « L’Afghanistan : expliquer à l’opinion publique les raisons d’une guerre » au nom de la Commission pour les relations parlementaires et publiques, John GREENWAY (Royaume-Uni, Groupe fédéré) a déclaré que de manière générale, le soutien apporté par l’opinion publique à « l’opération militaire la plus complexe et la plus délicate depuis peut-être deux générations ou plus » s’effrite, même s’il y a des divergences d’opinion au sein des pays et entre eux.
Cette baisse de popularité est « souvent la conséquence directe des pertes en vies humaines, qui choquent les sensibilités et se heurtent aux valeurs de justice et d’humanité ». On obtiendra sans doute « plus aisément le soutien de l’opinion publique en expliquant avec une plus grande honnêteté et une plus grande franchise pourquoi nous sommes là et ce que nous cherchons à faire ». Pour l’heure, l’opinion publique a l’impression que la guerre « s’enlise et que les efforts de militaires comme des civils ne sont pas couronnés de succès », a dit M. GREENWAY.
L’objectif majeur du rapport est de « s’efforcer de faire le point sur les évolutions ou les revirements de l’opinion publique à propos de la guerre » dans les pays contributeurs de troupes. Il ne s’agit pas de savoir si la guerre est justifiée, ni comment elle devrait être menée ou comment y mettre fin. Un autre élément capital, auquel les pays de l’UE n’ont guère prêté attention, est l’opinion à l’intérieur de l’Afghanistan, a dit M. GREENWAY, qui a ajouté que « la présentation faite jusqu’ici à l’opinion publique manquait de clarté et de précision ».
Il est dit notamment dans le rapport qu’il faut donner davantage d’informations sur les progrès et les réalisations de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), qui regroupe les forces de l’Alliance placées sous le commandement de l’OTAN ; en outre, il importe de rappeler constamment que « l’objectif premier de la guerre est la lutte contre le terrorisme ». Il est indispensable de « souligner les progrès dans la construction de meilleures relations avec la population afghane, la création d’institutions viables gérées par les Afghans et le rejet de la corruption et des trafics illicites ». De plus, l’assistance en matière de formation et la coopération avec les médias afghans doivent être intensifiés pour « aider à l’établissement de normes plus satisfaisantes pour rendre compte de la situation en Afghanistan ».
Intervenant en séance plénière, Françoise HOSTALIER (France, Groupe PPE/DC) a remarqué que la « terreur se nourrit de l’ignorance » et souligné la nécessité d’améliorer la communication. Elle a insisté également sur l’importance d’adopter le ton juste ; selon M. GREENWAY, il aurait été bon de mentionner ce point dans le rapport. Oliver HEALD (Royaume-Uni, Groupe fédéré) a lancé une mise en garde : les stratégies de communication ne remportent pas les guerres ; il a ajouté que les vues de l’Assemblée étaient conformes à celles du nouveau gouvernement de coalition britannique.
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