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mercredi 8 septembre 2010

Inondations au Pakistan : les islamistes à la conquête des coeurs et des esprits

En fin de semaine dernière, le FMI a enfin décidé d'une aide d' "urgence" (combien de temps après la catastrophe ?) de 450 M$ en faveur du Pakistan, touché depuis juillet par de graves inondations.

Sur le terrain, et ce n'est pas une exclusivité (cf. l'Algérie par exemple), les islamistes n'ont eux pas perdu de temps, se retrouvant souvent les premiers à fournir vêtements, nourriture et eau à la population qui a tout perdu. Ce qui a pour effet de marquer des points auprès de l'opinion, qui leur en est reconnaissante.

crédits : Paris Match

En Occident, et particulièrement en Europe, il a été souligné que la faible empathie globale de la population (et des dirigeants) résultait d'un manque de proximité culturelle. Pourtant, si l'on considère les discours de nos dirigeants, la première menace pesant sur le monde est le terrorisme islamiste mené par Al-Qaida et ses franchises, dont les zones tribales du Pakistan constituent la principale base arrière. Aussi, il apparaît assez paradoxal de voir que tout n'est pas fait au plus tôt, dans de telles situations, pour montrer que la communauté internationale est là pour aider massivement la population pakistanaise, qui joue par ailleurs un rôle pivot dans la lutte contre les Talibans, Al-Qaida et leurs alliés.

Il y a un proverbe chinois qui dit à peu près "pour séduire une femme, un homme doit traverser mille murs de pierre, alors que pour séduire un homme, une femme doit seulement franchir un mur de papier". Malgré la réalité du terrain (plus des deux tiers des victimes civiles de la guerre en Afghanistan sont le fait des insurgés), nous sommes de fait un peu dans cette situation : les États-Unis et l'OTAN doivent accomplir des efforts autrement plus importants que leurs adversaires pour persuader la population locale qu'ils ne sont pas que des occupants voire des envahisseurs.

C'est une réalité, le sentiment anti-américain prévaut dans la rue pakistanaise, même si les gradés US veulent croire que les images de soldats paskistanais et américains oeuvrant ensemble pour aider les sinistrés ont pu contribuer à la conquête des coeurs et des esprits :

Le général Nagata, le deuxième plus haut gradé américain sur le terrain, a néanmoins assuré que les civils pakistanais "sont impressionnés lorsqu'ils voient les soldats pakistanais et américains travailler côte à côte, voler dans les mêmes hélicoptères et oeuvrer ensemble sur les zones d'atterrissage".

Dans le Nord-Ouest du pays, zone particulièrement sinistrée, alors que les opérations militaires (notamment dans la vallée du Swat) de l'armée pakistanaise ont dû être interrompues à cause des intempéries et des destructions qu'elle a causées, les Talibans ont eux été relativement épargnés, notamment grâce à l'altitude de leurs camps. Ils viennent par ailleurs juste de rompre la trêve en vigueur depuis le début des inondations avec le triple attentat de Lahore ayant fait des dizaines de victimes chiites : la division des communautés, facteur de déstabilisation du pays, joue également en leur faveur. Et ils ne se privent pas de souligner toutes les insuffisances des puissances étrangères, et même de menacer directement les humanitaires déployés sur le terrain :
Aucune aide n'atteint les gens affectés, et quand les victimes ne reçoivent pas d'aide, cette horde d'étrangers est pour nous totalement inacceptable

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lundi 6 septembre 2010

La France en manque de MALE

Alors que les médias ont dernièrement relaté les discussions franco-britanniques sur diverses formes de coopération, l'attention s'est portée, et c'est assez normal, sur d'hypothétiques porte-avions, des missiles ou même des pétroliers-ravitailleurs.

Cependant, il est également un autre domaine dans lequel France et Royaume-Uni considèrent l'union de leurs efforts : les drones, et notamment les MALE (Medium Altitude Long Endurance), comme l'indique un article des Echos :

Parmi les sujets de discussion figurent les drones, ces avions sans pilote très en vogue. Paris est engagé depuis des années dans une coopération avec Berlin et Madrid, avec EADS à la manoeuvre industrielle. Mais le projet, baptisé « Talarion », a du plomb dans l'aile, car il est hors d'accès financièrement. Du coup, la DGA sonde les Américains pour un éventuel achat de Predator, mais elle a aussi demandé à Dassault et BAE de regarder ce qu'il serait possible de faire selon un axe transmanche

Un drone Reaper

Oui, le Talarion connait quelques soucis, mais EADS ne perd pas espoir et continue à le financer, au cas où France, Allemagne et Espagne prendraient le relais en s'engageant fermement. Il ne faut pas oublier non plus le SDM, programme concurrent mené par Thales et Dassault Aviation (avec Indra et Israeli Aerospace Industries). Deux programmes européens (en plus du Mantis britannique et des Sky X et Y italiens), sur un secteur largement dominé par les Etats-Unis et Israël... capital pour l'indépendance technologique et le futur de l'aéronautique militaire (et de l'ISR, au coeur de la guerre réseau-centrée), alors qu'un gros point d'interrogation demeure sur la prochaine génération d'avions de chasse.

Car il n'y aura a priori aucune nouveauté sur ce front en Europe dan les deux prochaines décennies. Et comme l'a souligné le patron de Dassault Aviation Charles Edestenne, 90% des technologies développées pour les UAV (drones aériens) sont destinées aux capacités de combat aérien.

L'indépendance technologique européenne sur ce sujet apparaît donc menacée par la division des industriels et des pays membres, ces derniers n'étant pas nécessairement prêts à mettre la main à la poche pour financer des programmes à long terme. Mais le besoin opérationnel immédiat, en particulier en Afghanistan, joue son rôle à plein : les USA l'ont bien compris, et c'est pourquoi ils proposent des Reaper (ou Predator B) au coût également moins évlevé que les alternatives européennes. La décision d'achat devrait être prise cet automne, selon Hervé Morin, ministre de la défense.

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vendredi 3 septembre 2010

C4ISR Journal

Peut-être connaissez-vous le C4ISR Journal, une référence internationale dans tout ce qui touche au Network-Centric Warfare (Un livre pour s'initier au concept de guerre en réseau et au NCW).



Comme son nom l'indique, il s'intéresse à l'actualité du Command, Control, Communication, Computers, Intelligence, Surveillance, Reconnaissance. Un domaine assez large, avide de technologies de l'information, particulièrement concerné par la dualité militaire / civil (voir par exemple Les Playstation de l'armée américaine).

Il y a juste un petit détail qui m'étonne, c'est la manière dont ils se présentent :

C4ISR Journal was launched in 2002 to fill the need for an authoritative information source on intelligence, surveillance and reconnaissance, a fast-growing field that is shaping the face of modern warfare.

On retrouve bien le I, le S et le R, mais les 4 C sont manquants ! Alors c'est sûr que les drones, les satellites, les jumelles IR ou le GPS c'est assez parlant et funky, mais ça ne fait pas l'intégralité de la boucle OODA (sans parler de l'infrastructure technique qui sous-tend le réseau dont il est question).

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mercredi 1 septembre 2010

Petit post sur le thème d'août d'AGS ("jeux stratégiques")

Pas vraiment actif ce mois-ci sur le front AGS, je me rattrape un petit peu avec ces quelques lignes en réponse à Olivier Kempf concernant la "règle du jeu", différence essentielle entre monde virtuel et guerre réelle.

Un jeu vidéo est nécessairement marqué par un certain déterminisme lié au choix de ses créateurs, qu'il s'agisse de l'Intelligence Artificielle (au moins jusqu'à l'apparition de Skynet ;)) ou même des possibilités offertes aux joueurs humains. Il y a toujours une "règle du jeu", plus ou moins flexible. Et ceci même quand il s'agit de profiter d'un exploit (utiliser un bug de la machine, est-ce de la triche, s'il s'applique à tout le mon de et qu'il n'y a pas d'asymétrie de l'information ?) ou des possibilités offertes par le metagaming, c'est-à-dire tout se qui se passe en dehors du jeu (donc souvent dans le monde réel) et qui peut influencer se qui se passe pendant le jeu. Dans les jeux en ligne actuels, cela peut concerner par exemple l'achat en monnaie sonnante et trébuchante (euros ou dollars) à d'autres joueurs d'armes ou équipements virtuels.


Mes références personnelles sont super vieilles (j'ai arrêté de jouer il y a environ 10 ans) mais déjà fin du IIème millénaire le développeur de Total Annihilation avait laissé la possibilité à la communauté des joueurs de créer et d'ajouter des unités terrestres (véhicules, robots, fortifications, artillerie, extraction d'énergie et minerais, silos nucléaires, usines d'armement...), aériennes (chasseurs, bombardiers), navales (PA, sous-marins, cargo...) ou amphibie "home made" : rapidité, persistance, portée et puissance de feu, complexité de fabrication, tout pouvait être défini par les programmeurs amateurs, qui ensuite mettaient leurs créations à la disposition de tous (certains sites Web doivent encore exister). Du coup des unités extrêmement puissantes, increvables et quasiment "dissuasives" sont apparues, qui mettaient en déroute toute stratégie (et toute tactique) existant dans l'univers des possibles préalable.

Cependant, car on est dans un "jeu" qui se veut amusant et ludique (et que l'intérêt réside précisément dans le déroulement de la guerre, qui est une fin en elle-même), avant chaque partie un accord était trouvé sur les unités autorisées pour la partie, afin que cela reste équilibré et jouable.

Bien sûr les "cheat codes" (ressources naturelles en abondance, invincibilité de certaines unités...) se sont pas permis.

Total Annihilation est d'autant plus intéressant dans ce débat qu'il s'agit d'un affrontement entre robots, dont certains rêvent qu'il s'agira de la "proxy war" du futur. Une sorte d'affrontement entre "champions désignés", un peu comme, à l'autre bout du spectre historique, un David vs Goliath remis a goût du jour technologique.

Deux détails supplémentaires (et qui bien entendu ne sont pas des exclusivités de Total Annihilation) mettant en exergue le côté "codifié" :
  • la possibilité de désactiver le "fog of war", qui dans le jeu a une signification littérale puisqu'il est purement lié à la visibilité de ce qui se passe sur le champ de bataille hors du champ de vision "normal" des unités
  • la définition du critère de fin d'une bataille : soit la mort du Commander (l'unité principale, unique pour chaque camp, en gros sur l'image ci-dessus), soit l'extermination de toutes les unités
Bref, malgré le titre du jeu, tous les moyens ne sont pas bons pour parvenir à ses fins, fins qui sont négociées au préalable avec l'adversaire. Et qui d'ailleurs sont les mêmes que les siennes (sauf dans le cas où l'on joue des scénarios).

Dans la vraie vie, c'est autre chose... enfin surtout depuis que la guerre est devenue "totale" et qu'elle n'est plus une question de rivalités de personnes partageant le même référentiel culturel, et pouvant reconnaître leur défaite (et leur victoire) avant l'annihilation d'une des parties (voir Il y a guerre limitée et guerre limitée).

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lundi 30 août 2010

Bisbilles administratives sino-indiennes

Les officiers militaires chinois ne sont plus les bienvenus sur le sol indien ! Cependant, ce sont les premiers qui auraient commencé (bouh les vilains !) en refusant un visa au général B.S. Jaswal, qui devait se rendre en Chine pour des discussions bilatérales.


Bien sûr des deux côtés on insiste sur le fait que cet incident n'est pas de nature à détériorer les liens qui existent entre les deux pays, notamment dans le domaine de la sécurité et de la défense.


Après tout, les deux pays les plus peuplés du monde, qui d'ici un demi-siècle devraient être (si les tendances actuelles se maintiennent), malgré les grandes différences de leurs modèles respectifs, les deux premières puissances économiques mondiales, ne sont-ils pas destinés à s'entendre au niveau stratégique ? Comme M. Singh l'a suggéré en 2005, "ensemble, l'Inde et la Chine pourraient redessiner l'ordre mondial".

Oui mais (car redessiner l'ordre mondial ensemble ne veut pas automatiquement dire redessiner un ordre mondial dans lequel on est ensemble du même côté)...
  • il est de notoriété publique que l'Inde se sent très concernée par la montée en puissance de l'armée et de la défense chinoises, que l'on sait avoir un sens très extensif au sein de l'Empire du Milieu (Chine : le retour de la guerre du peuple)
  • la Chine, en s'appuyant notamment sur le Pakistan (et auquel elle apporterait une aide certaine dans l'équipement et technologie militaire), joue quand même un peu la stratégie du containment (elle qui s'estime, plus ou moins à juste titre, victime du même mauvais coup de la part des USA) par le biais en particulier du collier de perles
  • les deux géants asiatiques et leurs frontières communes, c'est une longue histoire de non-amour, avec faut-il le rappeler un conflit ouvert (quoique bref) en 1962, et un conflit larvé qui dure encore aujourd'hui. L'épisode des visas en est un symptôme
  • les opinions publiques, notamment du côté chinois qui manie le nationalisme comme une arme sur la scène internationale, ont des idées assez tranchées (voir ici ou ) sur le camp d'en face
  • entre les deux économies énergivores, la compétition pour les ressources naturelles pourrait s'accentuer (sachant que d'autres grandes puissances sont également dans la danse)
Alors voilà, et ce n'est pas nouveau, l'Inde cherche à mieux protéger ses frontières, malgré les fréquentes discussions avec sa voisine :

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vendredi 27 août 2010

Quelques réflexions de Valérie Niquet sur la Chine

Extraits un peu en vrac de l'article "La Chine. Un ogre économique et un nain diplomatique" publié dans le N°695 de Marianne, par Valérie Niquet, sinologue de la Fondation pour la Recherche Stratégique, connue pour ses opinions tranchées sur Beijing.


Valérie Niquet
crédits : aujourd'hui la Chine


Diplomatie et relations internationales :

D'un point de vue économique, le développement de la Chine doit être relativisé en dépit de son taux de croissance. Mais, surtout, ses dernières interventions sur la scène mondiale montrent qu'elle demeure un nain diplomatique, si l'on met de côté une réelle capacité de nuisance.


On a surtout constaté que, dans toutes les instances auxquelles ils participent -G20, OMC ou ONU -, les Chinois mettaient en avant avec de plus en plus de force leurs seuls intérêts nationaux. Ce comportement très autocentré a déçu ceux qui croyaient vraiment en cette intégration de la puissance chinoise.


La diplomatie chinoise n'a pas fait preuve d'une grande habileté après la crise financière, alors que les attentes à l'égard de Pékin étaient très grandes... Au lieu d'utiliser l'image positive de la Chine, ses responsables ont voulu en profiter pour imposer la puissance du nouvel empire.


Du coup, le G8, sorte de club des démocraties développées en perte de vitesse, semble réactivé.


La Chine se contente de dénoncer notre impuissance et nos tâtonnements. C'est peut-être cette absence de flexibilité, d'imagination et d'esprit de doute qui fera le plus défaut au régime pour accompagner sur le long terme le retour apaisé de la puissance chinoise dans le concert des grandes nations.



Défense :
Les Chinois ont changé d'attitude : ils sont passés de l'extrême modestie à une attitude plus revendicative et légitiment aujourd'hui la croissance impressionnante de leur budget de défense : 15% en moyenne depuis 1990. Cette légitimation s'accompagne d'un nationalisme et d'une référence aux valeurs "martiales" très prégnantes dans la société.


En réalité, la Chine n'est pas en capacité d'envoyer des corps expéditionnaires dans des pays où elle dispose d'intérêts ; ses forces navales, en dépit de progrès, ne lui permettent pas non plus de protéger ses voies de communication maritimes. Dans le golfe d'Aden, la Chine a envoyé des bâtiments pour participer à la lutte contre la piraterie, sans y jouer un rôle de leader.


(Sur le renseignement) La Chine est un pays qui a un retard technologique considérable et qui cherche à le rattraper par une stratégie de "bond en avant" dans une vision très maoïste qui consiste à forcer le destin. L'attitude des Occidentaux lui facilite le travail. Chacun cherche à "engager" la Chine, à la comprendre, à multiplier les partenariats sans grand discernement, dans les entreprises ou la formation, ce qui facilite le recueil d'informations, alors que les responsables d'entreprises constatent que cette ouverture à la Chine demeure à sens unique.


Société :
Les autorités craignent l'apparition d'une classe moyenne nombreuse et suffisamment autonome et détachée des problèmes matériels pour peser sur les évolutions politiques du pays. Depuis la Chine impériale, le pays n'a jamais permis un développement favorisant l'émergence d'une classe bourgeoise ou moyenne. Ainsi en 2009, la part de la consommation des ménages est restée anormalement basse (35% du PIB) contre 50% en Inde par exemple.

La Chine est riche, elle possède 2000 milliards de réserves de change, mais au lieu de redistribuer cet argent dans la protection sociale, l'éducation, la santé, cet argent sert à maintenir un yuan bas en achetant des bons du Trésor en dollars.

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mercredi 25 août 2010

Où Mitterrand et Bush (père) discutent de la guerre du Golfe

La perception de la guerre par l'opinion au travers des médias est un sujet souvent abordé ici. De même que l'impact que tout ceci peut avoir sur la politique politicienne intérieure, ou la fameuse "résilience" de nos populations occidentales face à la situation de guerre. Le Nouvel Observateur de la semaine dernière (N°2380) livre quelques extraits de conversations privées entre François Mitterrand et George Bush, notamment autour de la première guerre du Golfe, dont quelques lignes concernent ces sujets.

François Mitterrand et George Bush en 1991
crédits : CG de la Martinique

Voici quelques échanges du 20 janvier 1991, alors que Tempête du Désert dure depuis 3 jours :
François Mitterrand - C'est bien la première fois qu'on est obligé de mener une guerre devant les médias, qui ont tendance à tout exagérer.
George Bush - Il y a eu même au début une euphorie.
F. M. - Cette euphorie est assez fâcheuse. Les médias entretiennent un débit incessant, jour et nuit.
G. B. - Je pense que CNN, en particulier, rend un fier service à Saddam Hussein. Où en est votre opinion publique ? Est-ce qu'elle tient le coup ?
F.M. - Elle résiste bien. J'ai sous les yeux un sondage d'aujourd'hui qui approuve mon action à 75%. Et la vôtre ?
G. B. - A 74%.
F.M. - Pardonnez-moi ce point d'écart !

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