Par un dirigeant de l'un des fleurons de notre BITD française :
Les 35% de Thales n'ont aucun impact sur la stratégie de DCNS
Ben voyons...
Par un dirigeant de l'un des fleurons de notre BITD française :
Les 35% de Thales n'ont aucun impact sur la stratégie de DCNS
De toute façon, le choix est vite fait : soit on meurt tout de suite, soit on prend le risque de mourir dans 20, 30 ou 50 ans. En espérant que dans l'intervalle on ait trouvé d'autres domaines de différenciation dans lesquels prolonger notre avance actuelleDe fait, les budgets actuels de défense des pays de l'UE, face à l'augmentation de ceux des pays émergents, font que les desiderata de ces derniers pèsent lourd dans la balance. Ceci dit, si on arrêtait de se concurrencer bêtement, si on s'appuyait sur une réelle politique industrielle, il y aurait moyen de constituer un "marché intérieur" plus conséquent et une force de frappe démultiplier pour aborder les marchés à l'export.
Si vous pensez que les hackers ne sont qu'une bande d'anarchistes prêts à tout mettre à feu et à sang parce que ça les amuse, vous vous trompez du tout au tout. Nous sommes bien pires que que ça.

J'ai la conviction que la Chine a, avant tout, besoin d'ordre et de stabilité pour son développement et le reste n'est que secondaire à mes yeux.
J'ai bien conscience que ce que je pense là peut choquer, notamment Occident, où le discours dominant est fondamentalement différent. Il ne s'agit pas là d'une simple reprise à mon compte du discours officiel. Non, il s'agit d'un sentiment que j'ai de profondément ancré en moi et que beaucoup de Chinois partagent, je crois. Un sentiment forgé depuis l'école primaire, où nous apprenons que notre pays a eu à souffrir de tellement de difficultés et d'humiliations au cours du XXe siècle : les invasions, les pillages, les traités dits "inégaux"... les divisions internes, les combats entre seigneurs de la guerre... sentiment qui s'est renforcé au fil des années, au fur et à mesure que "je vivais moi-même l'histoire" : la révolution culturelle, dont je me souviens si clairement... l'opposition entre les courants, les luttes... les pénuries d'eau, de nourriture, d'électricité... les famines... tous ces compatriotes qui, année après année, ont fui le pays natal...
Ceux qui savent ou qui comprennent le malheur que nous avons connu doivent pouvoir comprendre aussi mon aspiration profonde à la stabilité et à l'ordre, desquels j'attends notre renaissance et notre développement.
"Même s'ils ne pensent pas à rivaliser militairement, même s'ils coopèrent quotidiennement dans des dizaines d'organisations internationales ou de toute autre façon, les Etats demeurent profondément antagonistes". Luttwak promeut ainsi le concept de géo-économie qui remplace la guerre et les conquêtes territoriales par un appui stratégique aux firmes par et pour des conquêtes commerciales. A la guerre entre ennemis, s'est bien substituée la guerre entre amis. Les métaphores militaires ne sont pas neutres chez Luttwak : elles impliquent une mobilisation des moyens nationaux mais avant tout, une culture offensive de projection à l'international.
Celui qui fait la guerre à meilleur marché est assurément supérieur à l'autre

Au Xème siècle de notre ère, les Chinois mettent au point la formule de la poudre, dont la combustion instantanée délivre une énorme poussée. Ce qui leur permet d'inventer les premières pièces d'artillerie "chimique" - canons, lance-flèches, fusées - dont ils vont rapidement faire grand usage, en particulier durant les sièges.
Dans son maître ouvrage, Science et civilisation en Chine, Joseph Needham pose la question qui les résume toutes : pourquoi la science moderne, celle de Galilée et Newton, s'est-elle développée en Occident et non en Chine ? Quel est l'obstacle caché qui a bridé leur avance ? Les Chinois développent les horloges hydrauliques mais n'arrivent pas à passer aux horloges mécaniques. Et ce n'est pas par désintérêt, car elles les fascineront lorsque les Européens leur en présenteront. Ils inventent la poudre, qu'ils n'utilisent pas à des fins militaires mais pour leurs feux d'artifice. La poudre, sans grande utilité en tant que telle, ne deviendra efficace en Europe qu'à la suite de nombreuses inventions. Il faudra d'innombrables adaptations avant de rendre le boulet de canon plus meurtrier pour celui qui le reçoit que pour celui qui l'envoie.
"L'atmosphère de routine, de traditionnalisme et d'immobilité rend toute innovation suspecte". La Chine n'a pas bénéficié du stimulus qu'a représenté en Europe la rivalité entre les puissances européennes. Préoccupée par sa stabilité intérieure, elle a interrompu la dynamique qu'elle avait pourtant engagée bien plus tôt. Quelques décennies avant que Christophe Colomb n'embarque pour l'Amérique, la Chine choisit la stabilité et se referme sur elle-même.
Vous savez, la compétitivité, les ventes au rabais, l'espionnage industriel et la guerre des brevets commençaient sérieusement à ruiner l'industrie. Les Américains l'ont d'ailleurs bien compris.
Major economic powers, realizing that they have an important stake in the international system, are normally very hesitant about resorting to economic warfare, even in the face of severe provocation — witness the way U.S. policy makers have agonized and temporized over what to do about China’s grossly protectionist exchange-rate policy. China, however, showed no hesitation at all about using its trade muscle to get its way in a political dispute, in clear — if denied — violation of international trade law.
Une analyse keynésienne de la corrélation entre guerre et croissance proposerait le raisonnement suivant : les dépenses militaires créent des débouchés nouveaux pour les entreprises. Les guerres tirent la croissance économique. La paix, au contraire, déclenche la récession : elle prive l'économie des dépenses d'armement et ralentit la croissance. Hansen, le premier keynésien américain, a noté ce phénomène et en a tiré la recommandation pratique qu'il suffisait d'éviter la seconde phase (où les États cherchent à rembourser leur dette de guerre et réduisent leurs dépenses) pour annuler tout à fait les cycles économiques.
Cette interprétation n'est pourtant pas satisfaisante. Car les guerres semblent naître de la croissance, et non l'inverse. Comme le montre en effet Gaston Imbert, elles débutent généralement à la fin du cycle de croissance, plutôt qu'à son début. Selon un auteur anglais [NdJGP : Alec L. Mcfie dans The outbreak of war and the trade cycle] qui en a fait aussi l'expérience, "Sparks fly in the second stage of expansion" : le feu est mis au poudre lors de la seconde moitié des périodes de croissance. C'est la croissance qui pousse à la guerre.
Si les concurrents sont les cibles principales de la veille, certains acteurs de l'environnement global [...] peuvent devenir des enjeux de veille dans la mesure où ils exercent une influence (négative) sur le développement d'une entreprise : États, ONG, think tanks, associations...J'ai mis en gras ce terme "négative" qui m'interpelle : oui la veille est souvent d'importance stratégique, mais je ne comprends pas cette propension des tenants de l'intelligence économique et de la guerre économique à n'envisager le tiers que comme un acteur néfaste pour ses propres intérêts. La veille se fait aussi dans un but positif, pour identifier des opportunités de nouveaux débouchés, de partenariats, d'ancrage social et sociétal, d'évolution règlementaire/législative, de politique industrielle plus favorable, d'amélioration du fonctionnement interne, de diffusion de valeurs permettant un meilleur développement...
Nous sommes heureux des changements que connaît la Chine continentale, bénéfiques pour nous. Cela étant, tant que la Chine manifeste comme principal objectif stratégique son intention de récupérer Taïwan, nous ne pourrons progresser sur la voie d'une relation sereine avec elle.A lire sur mon blog :


Prenons l'exemple des infrastructures en énergie, qui manquent cruellement à l'Afrique pour développer son économie alors qu'elle possède toutes les ressources nécessaires, comme l'uranium au Niger. Depuis quarante ans, la France exploite notre uranium et maîtrise cette technologie mieux que quiconque dans le monde, mais elle n'a pas su en faire bénéficier le Niger et les pays frontaliers, alors qu'elle aurait énormément à y gagner, surtout dans ce contexte avec l'arrivée de concurrents étrangers plus coopératifs sur ces sujets.