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lundi 2 janvier 2012

Citation de la semaine (anonyme) : DCNS et son actionnariat

Par un dirigeant de l'un des fleurons de notre BITD française :


Les 35% de Thales n'ont aucun impact sur la stratégie de DCNS

Ben voyons...

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jeudi 15 décembre 2011

Citation de la semaine : les transferts de technologie

C'est un fait, les grands pays émergents, souhaitant monter en puissance et renforcer leur propre base industrielle, exigent des transferts de technologies dans le cadre des contrats d'armements qu'ils octroient aux grands acteurs traditionnels, souvent occidentaux.

J'ai assez insisté ici sur le revers de la médaille de ses transferts, qui évidemment contribuent à créer de futurs concurrents à l'export (voire à domicile), dans un marché qui se tend, contraintes budgétaires obligent. D'autant que tout le monde ne joue pas le jeu défini contractuellement (restrictions liées à l'exploitation commerciale des technologies transférées notamment), la Chine en tête.

Ceci dit, pour ce haut dirigeant de l'un de nos fleurons de l'industrie de défense (dont je respecte l'anonymat), l'équation est très simple :
De toute façon, le choix est vite fait : soit on meurt tout de suite, soit on prend le risque de mourir dans 20, 30 ou 50 ans. En espérant que dans l'intervalle on ait trouvé d'autres domaines de différenciation dans lesquels prolonger notre avance actuelle
De fait, les budgets actuels de défense des pays de l'UE, face à l'augmentation de ceux des pays émergents, font que les desiderata de ces derniers pèsent lourd dans la balance. Ceci dit, si on arrêtait de se concurrencer bêtement, si on s'appuyait sur une réelle politique industrielle, il y aurait moyen de constituer un "marché intérieur" plus conséquent et une force de frappe démultiplier pour aborder les marchés à l'export.

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samedi 12 novembre 2011

Citation de la semaine (anonyme)


"Le Gowind, c'est un bateau de pêche peint en gris"



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samedi 3 septembre 2011

Citation de la semaine : "King Fisher", sur les hackers

Quand on lit les dernières news concernant Lulzsec ou Anonymous (voir également A propos de Luzsec et d'Anonymous sur AGS), on ne peut s'empêcher de penser qu'ils font mentir "King Fisher", un supposé hacker cité dans Nomenklatura de No one is innocent, en 1997 :

Si vous pensez que les hackers ne sont qu'une bande d'anarchistes prêts à tout mettre à feu et à sang parce que ça les amuse, vous vous trompez du tout au tout. Nous sommes bien pires que que ça.

Et l'on ne voit pas très bien le lien entre le souhait d'une société plus ouverte et la divulgation, sans aucune discrimination, d'information piratées sur des serveurs appartenant à la police. On en vient à penser qu'il s'agit juste de se faire mousser pour le fun (ou le "lulz"). Ceci alors que Wikileaks n'en finit plus de "fuiter" des câbles diplomatiques, en mettant en danger certaines sources par manque de caviardage.

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dimanche 22 mai 2011

Citation de la semaine : "La Chine a besoin d'ordre et de stabilité", Li Kunwu

Cette semaine, un extrait du troisième tome d'Une vie chinoise, Le temps de l'Argent, récit autobiographique de Li Kunwu (avec Philippe Ôtié), retraçant l'histoire de la Chine depuis la prise de pouvoir de Mao Zedong à nos jours.



Li réagit ci-dessous à la demande de son compère français d'une réaction à Tiananmen :

J'ai la conviction que la Chine a, avant tout, besoin d'ordre et de stabilité pour son développement et le reste n'est que secondaire à mes yeux.
J'ai bien conscience que ce que je pense là peut choquer, notamment Occident, où le discours dominant est fondamentalement différent. Il ne s'agit pas là d'une simple reprise à mon compte du discours officiel. Non, il s'agit d'un sentiment que j'ai de profondément ancré en moi et que beaucoup de Chinois partagent, je crois. Un sentiment forgé depuis l'école primaire, où nous apprenons que notre pays a eu à souffrir de tellement de difficultés et d'humiliations au cours du XXe siècle : les invasions, les pillages, les traités dits "inégaux"... les divisions internes, les combats entre seigneurs de la guerre... sentiment qui s'est renforcé au fil des années, au fur et à mesure que "je vivais moi-même l'histoire" : la révolution culturelle, dont je me souviens si clairement... l'opposition entre les courants, les luttes... les pénuries d'eau, de nourriture, d'électricité... les famines... tous ces compatriotes qui, année après année, ont fui le pays natal...
Ceux qui savent ou qui comprennent le malheur que nous avons connu doivent pouvoir comprendre aussi mon aspiration profonde à la stabilité et à l'ordre, desquels j'attends notre renaissance et notre développement.

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lundi 18 avril 2011

Citation de la semaine : Bernard Carayon, sur la "guerre entre amis"

Après une petite semaine de gel, l'activité reprend sur le blog. Et pour commencer, une petite citation issue du Patriotisme Economique de Bernard Carayon, qui cite lui-même Le Rêve américain en danger d'Edward N. Luttwak :

"Même s'ils ne pensent pas à rivaliser militairement, même s'ils coopèrent quotidiennement dans des dizaines d'organisations internationales ou de toute autre façon, les Etats demeurent profondément antagonistes". Luttwak promeut ainsi le concept de géo-économie qui remplace la guerre et les conquêtes territoriales par un appui stratégique aux firmes par et pour des conquêtes commerciales. A la guerre entre ennemis, s'est bien substituée la guerre entre amis. Les métaphores militaires ne sont pas neutres chez Luttwak : elles impliquent une mobilisation des moyens nationaux mais avant tout, une culture offensive de projection à l'international.



Cette thématique des liens entre "guerre" et "économie" m'occupe un peu en ce moment, pour des raisons sur lesquelles je reviendrai. On peut rétorquer que ni "la guerre entre amis" ni l'appui commercial par les Etats ne sont des nouveautés (je citais d'ailleurs récemment Colbert). Ou même que, n'en déplaise aux plus ardents défenseurs de la géo-économie (voir ma courte fiche de lecture de La géopolitique et le géographe, d'Yves Lacoste et Pascal Lorot), la géopolitique n'est pas morte !

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vendredi 8 avril 2011

Citation de la semaine : Jean-Baptiste Colbert, sur les coûts de la guerre

Jean-Baptiste Colbert, connu entre autres pour son souci de l'équilibre budgétaire, ne pouvait pas n'avoir rien dit du coût de la guerre :

Celui qui fait la guerre à meilleur marché est assurément supérieur à l'autre


Colbert, homme mesuré, en partie guidé par sa détestation de Louvois, n'aimait pas franchement la guerre, sauf si celle-ci s'inscrivait dans la défense des intérêts économiques du pays. Ainsi, admirateur (et envieux) du dynamisme entrepreneurial hollandais, il n'aurait pas été contre un assujettissement de cette nation de "bourgmestres".

Et je rappelle que Les guerres low cost, ouvrage collectif de l'Alliance Géostratégique, est toujours en vente !
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lundi 28 mars 2011

Citation de la semaine : Laurent Henninger, sur l'invention du canon


J'ai eu l'occasion de lire le premier numéro de la revue Guerres & Histoire, et j'avoue y avoir appris pas mal de choses. A signaler, une rubrique "Questions & Réponses" où les lecteurs sont appelés à contribuer en soumettant leurs interrogations sur l'histoire militaire. J'en tire la citation de la semaine, de Laurent Henninger, extraite de sa réponse à la question "Qui a inventé le canon ?" :

Au Xème siècle de notre ère, les Chinois mettent au point la formule de la poudre, dont la combustion instantanée délivre une énorme poussée. Ce qui leur permet d'inventer les premières pièces d'artillerie "chimique" - canons, lance-flèches, fusées - dont ils vont rapidement faire grand usage, en particulier durant les sièges.

Evidemment, il ne s'agit pas là d'un scoop, mais je voudrais relier ce point aux arguments développés par Daniel Cohen dans La prospérité du vice, déjà citée ici (Citation de la semaine : Daniel Cohen, guerre et économie), et qui viennent un peu en contradiction sur l'utilisation de la poudre en Asie de l'Est :

Dans son maître ouvrage, Science et civilisation en Chine, Joseph Needham pose la question qui les résume toutes : pourquoi la science moderne, celle de Galilée et Newton, s'est-elle développée en Occident et non en Chine ? Quel est l'obstacle caché qui a bridé leur avance ? Les Chinois développent les horloges hydrauliques mais n'arrivent pas à passer aux horloges mécaniques. Et ce n'est pas par désintérêt, car elles les fascineront lorsque les Européens leur en présenteront. Ils inventent la poudre, qu'ils n'utilisent pas à des fins militaires mais pour leurs feux d'artifice. La poudre, sans grande utilité en tant que telle, ne deviendra efficace en Europe qu'à la suite de nombreuses inventions. Il faudra d'innombrables adaptations avant de rendre le boulet de canon plus meurtrier pour celui qui le reçoit que pour celui qui l'envoie.

La réponse, après des développements sur le rôle de l'Etat et des marchés, vient quelques pages plus loin : ce sont les conflits incessants entre les Etats européens qui ont permis la période des Grandes Découvertes et plus largement l'essort technologique et économique de l'Occident, préfigurant sa domination sur le monde.

"L'atmosphère de routine, de traditionnalisme et d'immobilité rend toute innovation suspecte". La Chine n'a pas bénéficié du stimulus qu'a représenté en Europe la rivalité entre les puissances européennes. Préoccupée par sa stabilité intérieure, elle a interrompu la dynamique qu'elle avait pourtant engagée bien plus tôt. Quelques décennies avant que Christophe Colomb n'embarque pour l'Amérique, la Chine choisit la stabilité et se referme sur elle-même.

D'où l'intérêt de la concurrence pour stimuler l'innovation, également conditionnée par le cadre que fournit l'Etat, devant assumer son rôle de stratège dans la compétition mondiale, quand il n'est plus producteur ou actionnaire de référence.

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vendredi 25 mars 2011

Citation de la semaine : Carl Duisberg, sur la compétition économique

Toujours dans la série guerre et économie, une petite citation de Carl Duisberg, DG de Bayer, le géant allemand de la chimie :

Vous savez, la compétitivité, les ventes au rabais, l'espionnage industriel et la guerre des brevets commençaient sérieusement à ruiner l'industrie. Les Américains l'ont d'ailleurs bien compris.




Ce qui est intéressant, c'est que cette citation date de 1906 (source : Fritz Haber, Tome 1 : L'esprit du temps par David Vandermeulen), alors que Duisberg, dont la firme est engagée dans un combat féroce sur le marché des colorants synthétiques face à ses rivaux nationaux Hoescht, BASF ou Agfa, revient d'un voyage aux Etats-Unis : le tour de force de Rockefeller, qui a réussi une entente financière autour de la Standard Oil, a fait forte impression sur lui.

Ce voyage sera à l'origine de l'IG Farben (qui atteint sa , qui devint rapidement la quatrième plus grande entreprise au monde, derrière les américaines General Motors, Standard Oil et US Steel, qui se compromit avec le régime nazi et qui fut découpée en ses composantes originelles par les Alliés en 1951.

On nous explique ces temps-ci que le monde économique n'est plus comme avant (sous entendu les Trente Glorieuses), qu'aujourd'hui la compétition est plus féroce, que le champ de bataille est désormais mondial, que la nouvelle guerre planétaire est économique. Et qu'il faut donc des politiques industrielles nationales (voire européennes), faisant apparaître des champions sur la base de synergies entre acteurs existants, pour pouvoir rivaliser avec les concurrents traditionnels et émergents. Certes, la mondialisation d'aujourd'hui et "celle" (anachronisme ?) d'il y a cent ans ne sont pas les mêmes, mais cette compétition, certains l'ont intégré avant les autres...

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mercredi 16 mars 2011

Citation de la semaine : Paul Krugman, sur les terres rares et la Chine


Cette semaine, je poursuis sur le thème "guerre et économie" avec une citation de Paul Krugman extraite d'une tribune d'octobre 2010 (Rare and foolish) sur les terres rares et la Chine :

Major economic powers, realizing that they have an important stake in the international system, are normally very hesitant about resorting to economic warfare, even in the face of severe provocation — witness the way U.S. policy makers have agonized and temporized over what to do about China’s grossly protectionist exchange-rate policy. China, however, showed no hesitation at all about using its trade muscle to get its way in a political dispute, in clear — if denied — violation of international trade law.

Deux remarques :
  • La vision d'une Chine soucieuse de privilégier le soft power (Un ouvrage sur le soft power chinois) et un "monde harmonieux" est bel et bien enterrée
  • Paul Krugman idéalise un petit peu l'attitude des autres "major economic powers", et notamment celle des États-Unis, pays du fameux "it's our money, it's your problem" ou des subventions anti-concurrentielles dans le secteur aéronautique, pour ne prendre que deux exemples...

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mercredi 9 mars 2011

Citation de la semaine : Daniel Cohen, guerre et économie


Longue citation d'un ouvrage dont je recommande la lecture, La prospérité du vice, de l'économiste Daniel Cohen :

Une analyse keynésienne de la corrélation entre guerre et croissance proposerait le raisonnement suivant : les dépenses militaires créent des débouchés nouveaux pour les entreprises. Les guerres tirent la croissance économique. La paix, au contraire, déclenche la récession : elle prive l'économie des dépenses d'armement et ralentit la croissance. Hansen, le premier keynésien américain, a noté ce phénomène et en a tiré la recommandation pratique qu'il suffisait d'éviter la seconde phase (où les États cherchent à rembourser leur dette de guerre et réduisent leurs dépenses) pour annuler tout à fait les cycles économiques.

Cette interprétation n'est pourtant pas satisfaisante. Car les guerres semblent naître de la croissance, et non l'inverse. Comme le montre en effet Gaston Imbert, elles débutent généralement à la fin du cycle de croissance, plutôt qu'à son début. Selon un auteur anglais [NdJGP : Alec L. Mcfie dans The outbreak of war and the trade cycle] qui en a fait aussi l'expérience, "Sparks fly in the second stage of expansion" : le feu est mis au poudre lors de la seconde moitié des périodes de croissance. C'est la croissance qui pousse à la guerre.

Juste pour resituer le contexte : ces quelques phrases se trouvent juste après un développement sur les cycles de Kondratiev (et toutes leurs limites), et s'appliquent à la période pré-Seconde Guerre Mondiale. Bien évidemment, l'auteur prend grand soin de préciser qu'il faut se garder des raisonnements trop mécaniques et déterministes dans l'explication des causes des guerres.

Mais son but est bien de montrer que les faits sont là : la croissance économique ne coïncide pas nécessairement avec la paix ; car, même si l'on écarte le raisonnement léniniste (théorie de l'impérialisme), "le rôle de la croissance devient clair : elle relâche les contraintes budgétaires qui pèsent sur les États et leur permet d'accomplir leurs ambitions propres". Bien évidemment, cela ne signifie pas que des tensions ne peuvent apparaître en phase de récession, dans le cadre de la guerre économique.

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vendredi 25 février 2011

Citation de la semaine : Eric Delbecque et Gérard Pardini

La citation de la semaine est issue de l'ouvrage Les politiques d'intelligence économique (PUF, collection Que sais-je ?) d'Eric Delbecque (ancien directeur de l'IERSE, chef du département Sécurité économique de l'INHEJS, professeur à l'EGE) et Gérard Pardini (ancien dircab du préfet Bonnet, chef du département Risques et Crises de l'INHEJS).
Si les concurrents sont les cibles principales de la veille, certains acteurs de l'environnement global [...] peuvent devenir des enjeux de veille dans la mesure où ils exercent une influence (négative) sur le développement d'une entreprise : États, ONG, think tanks, associations...
J'ai mis en gras ce terme "négative" qui m'interpelle : oui la veille est souvent d'importance stratégique, mais je ne comprends pas cette propension des tenants de l'intelligence économique et de la guerre économique à n'envisager le tiers que comme un acteur néfaste pour ses propres intérêts. La veille se fait aussi dans un but positif, pour identifier des opportunités de nouveaux débouchés, de partenariats, d'ancrage social et sociétal, d'évolution règlementaire/législative, de politique industrielle plus favorable, d'amélioration du fonctionnement interne, de diffusion de valeurs permettant un meilleur développement...

Entre les extrêmes du monde des Bisounours et du jeu à somme nulle (où tout stakeholder est un joueur), la vérité est certainement plus nuancée.

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vendredi 18 février 2011

Citation de la semaine : Michel Ching-long Lu, représentant de Taïwan en France

crédits : clae.lu

Je poursuis avec une citation également extraite du dernier numéro de la revue Géoéconomie (L'âge d'or de la diplomatie économique), issue d'un entretien avec le représentant (à défaut d'ambassadeur) de Taïwan en France, Michel Ching-long Lu :

Nous sommes heureux des changements que connaît la Chine continentale, bénéfiques pour nous. Cela étant, tant que la Chine manifeste comme principal objectif stratégique son intention de récupérer Taïwan, nous ne pourrons progresser sur la voie d'une relation sereine avec elle.
A lire sur mon blog :


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vendredi 11 février 2011

Citation de la semaine : Hama Amadou, ancien premier ministre du Niger

crédits : RFI

J'inaugure une nouvelle rubrique du blog, qui existe par ailleurs chez certains de mes confrères blogueurs. Je commence avec Hama Amadou, ancien premier ministre du Niger, arrivé troisième lors du premier tour de l'élection présidentielle du 31 janvier dernier.


La citation est extraite d'un entretien accordé à la revue Géoéconomie dans son numéro de l'hiver 2010-2011 (L'âge d'or de la diplomatie économique), réalisé fin 2010 :

Prenons l'exemple des infrastructures en énergie, qui manquent cruellement à l'Afrique pour développer son économie alors qu'elle possède toutes les ressources nécessaires, comme l'uranium au Niger. Depuis quarante ans, la France exploite notre uranium et maîtrise cette technologie mieux que quiconque dans le monde, mais elle n'a pas su en faire bénéficier le Niger et les pays frontaliers, alors qu'elle aurait énormément à y gagner, surtout dans ce contexte avec l'arrivée de concurrents étrangers plus coopératifs sur ces sujets.

Plusieurs fois dans l'entretien revient cette allusion à la Chine, qui se pose depuis un certain temps déjà comme une alternative aux anciens colonisateurs et plus largement aux Occidentaux en Afrique.

Voir à ce sujet mon article La Chine, une puissance néocoloniale en Afrique subsaharienne ? (mai 2010)

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