jeudi 6 juin 2013
samedi 11 mai 2013
vendredi 12 avril 2013
Publication "Guerre et économie : de l’économie de guerre à la guerre économique"
- a/ Cette guerre économique recouvre-t-elle seulement la concurrence exacerbée entre les entreprises, dont les conditions seraient plus intenses aujourd’hui ? si oui pourquoi ? qu’est-ce qui a changé ? et comment expliquer les phénomènes de coopétition, qui paraissent bien loin d’une expérience guerrière qui chercherait toujours la destruction de l’opposant ?
- b/ S’agit-il de l’effet d’une mondialisation plus poussée qu’avant et qui verrait l’apparition de nouveaux acteurs, dit émergents : ceux-ci utiliseraient des atouts économiques (faut-il parler d’armes ?) qui mettraient en danger les structures économiques des leaders précédents ?
- c/ Faut-il évoquer la compétition accrue pour des ressources rares : l’énergie vient la première à l’esprit, si on pense aux débats sur le pic pétrolier ou « la guerre du gaz », mais on voit apparaître des tensions sur l’ensemble des matières premières qui toutes, à tour de rôle, connaissent des flambées spéculatives qui ne sont pas dues seulement au dérèglements des marchés ; de même, la question des « terres rares » monopolisées par la Chine, les disputes accrues sur la maîtrise de l’eau, l’achat croissant de terres arables constituent autant d’indices qu’il y a une interpénétration entre le jeu économique (meilleure allocation des ressources rares) et la réalité écologique.
- d/ On a de même l’impression que l’espace économique s’est compliqué avec le cyberespace : l’informatique mise en réseau facilite le développement économique, mais ouvre dans le même temps de nouvelles failles que la concurrence exploitera : tout le domaine de l’intelligence économique a ainsi un soubassement cyber qui est le lieu d’affrontements discrets, mais ô combien efficaces, et que l’analyse économique doit appréhender, par exemple en se posant la question : s’agit-il de deux espaces conflictuels distincts, ou faut-il les intégrer ?
- e/ Dernière question, celle du rôle des acteurs, et tout d’abord de l’État : celui-ci avait été remisé lors de la mondialisation bienheureuse, on s’aperçoit, avec la crise, qu’il conserve encore quelque utilité : il ne s’agit pas seulement de régulation, mais aussi d’assurer une garantie en dernier ressort, notamment quand les dettes privées ne sont plus couvertes par les mécanismes de marché. Cependant, outre ce rôle que l’on pourra dire traditionnel, n’y a-t-il pas place pour un rôle plus actif de l’État, au service des entreprises, et selon une logique nationale et souveraine ? de ce point de vue, la « guerre économique » constituerait la conjonction des intérêts publics et privés, aussi bien dans l’offensive que dans la défensive, et selon des règles tacites d’autant plus vigoureuses que les conditions « extérieures » seraient plus pressantes.
- a/ Tout d’abord, une interrogation vient immédiatement à l’esprit : les modifications actuelles des systèmes de production et d’accumulation économiques vont-ils avoir des conséquences sur la conduite de la guerre, et lesquelles ?
- b/ En supposant que oui et en allant plus dans le détail, comment la complexité de l’économie (qu’on vient d’évoquer) affecte-t-elle déjà le déroulement de la guerre ? Y a-t-il des gammes de la guerre comme il y a des gammes de produits ? Peut-on parler de guerres low-cost qui s’opposeraient aux guerres high-cost, qu’on n’ose dire haut de gamme ? Et comment ces deux types de guerre peuvent-ils coexister ? Un acteur de la guerre, régulier ou irrégulier, a-t-il le choix lorsqu’il construit son appareil militaire ? Est-il optimal (à supposer que cela soit possible) de vouloir se positionner dans toutes les gammes, ou la préférence donnée à l’une ne conduit-elle pas à une asymétrie systémique ? Ne faut-il pas parler de « concurrence » des modèles de guerre, en utilisant les outils de l’analyse économique pour déterminer le choix le plus efficient ?
- c/ La guerre contemporaine connaît une profonde mutation, n’étant plus que rarement régulière. Cet élargissement de la conflictualité paraît d’ailleurs similaire à l’élargissement de la compétition économique que nous avons déjà évoqué. Ne faut-il pas, dès lors, introduire l’espace économique comme un des nouveaux espaces lisses de la guerre, le macro renvoyant au stratégique, le micro au tactique ?
- d/ Pareillement, la notion de crise est également utilisée par les stratèges et les économistes : y a-t-il une liaison de cause à effet entre une crise économique et une crise stratégique ? Cette liaison obéit-elle d’ailleurs à une causalité simple ?
- e/ Comment les stratèges contemporains utilisent-ils les outils économiques ? cette question se pose au travers de la privatisation de la guerre (développement des sociétés militaires privées, mais aussi des sous-traitants locaux) et donc du partage du monopole étatique de la violence ; elle se pose aussi dans le contexte de l’approche globale, l’action militaire ne pouvant plus à elle seule décider de l’issue d’un conflit et devant donc se conjuguer avec d’autres actions (sécuritaires, diplomatiques, d’éducation, de justice, de développement) : quelle coopération envisager avec les acteurs économiques, à buts lucratifs ou non, dans la sortie de crise ? Comment concilier le profit des uns et les buts de guerre des autres ?
- Thème 1 : Penser économiquement la guerre
- Crises et guerres : de la crise économique à la crise stratégique (Christian Schmidt)
- L’économie de guerre a-t-elle encore un avenir (Jacques Sapir)
- La guerre et l’économie : de la micro à la macro ; du tactique au stratégique (Olivier Marcotte)
- Mutations de l’économie, formes de la guerre (Nicolas Mazzucchi)
- Thème 2 : rôle de l’économie dans la conduite de la guerre
- Le modèle low cost appliqué à la guerre (Stéphane Dossé)
- Guerre irrégulière, actions civiles, actions militaires (François Chauvancy)
- La guerre, la ville et l’économie (Bénédicte Tratnjek)
- Entreprenariat militaire et modèle économique : esquisse d’une typologie historique du recours au mercenariat (Georges-Henri Bricet des Vallons & Sébastien Le Gal)
- Thème 3 : L’économie en guerre
- État, grande stratégie et protection de l’économie (Jean Pujol)
- La grille de lecture Puissance/Marché/Territoire (PMT) (Christian Harbulot)
- Les pays en guerre économique (Ali Laïdi)
- La piraterie maritime : un business porteur ? (Sonia Le Gouriellec)
- La guerre et l’entreprise (Jacques Hogard)
- Cyberguerre et économie (Guillaume Tissier)
- Thème 4 : procédés de la guerre économique
- Monnaies : l’Europe doit s’armer pour éviter la guerre (Nicolas Bouzou)
- Guerre en coalition et guerre des normes (Florent de Saint Victor)
- De la sécurité énergétique à la sécurité des flux (Olivier Kempf)
- Stratégie des approvisionnements (Matthieu Anquez)
- L’affrontement sino-américain autour des terres rares, entre survie et expansion des puissances (Edouard Chanot)
- Bibliographie
- Table des matières
jeudi 11 avril 2013
dimanche 10 mars 2013
dimanche 30 septembre 2012
Café Stratégique "Les conséquences stratégiques des élections américaines" le 11/10 avec Maya Kandel
mercredi 9 mai 2012
mardi 8 mai 2012
Colloque « Se révolter au 21ème siècle » le 14 Mai 2012 !
- a. Maoïstes et naxalistes du sous-continent indien (JL Racine, CNRS, EHESS)
- b. Anciennes et nouvelles révoltes en Amérique Latine (JJ Kourliandsky, IRIS)
- c. Révoltes africaines (Nigéria et Soudan), du pétrole à la religion (A. Gnanguenon, IRSEM)
- d. Hmong, des années 1950 à aujourd’hui (F de Saint Victor, AGS)
- Débat avec la salle – Pause
- a. La vague verte iranienne : pourquoi le blocage perdure (A. Amir Aslani, avocat)
- b. Le printemps arabe (Tunisie, Yémen, Syrie,…) : pourquoi le blocage n’a pas duré ? (JB Beauchard, IRSEM, AGS)
- c. Le mao-islamisme (Gérard Chaliand)
- d. Les femmes et les révoltes (Irène Eulriet, IRSEM)
- Débat avec la salle – Déjeuner
- a. Anonymous (Guillaume Grandvent, AGS)
- b. Wikileaks (Eric Hazane, AGS)
- c. Instrumentalisation publique de cyber-initiatives privées (Russie en Estonie et Géorgie, Etats-Unis dans les révoltes du Porche et Moyen-Orient….) (FB Huyghe, IRIS)
- Débat avec la salle – Pause
- a. Indignados espagnols et révoltés grecs : raisons économiques (N. Mazzuchi, EGE, Pomémos)
- b. Tea Party vs « Occupons Wall Street », ou la crise comme facteur de révolte (Jeremy Ghez, HEC, Rand)
- c. Emeutes anglaises de l’été 2011 vs émeutes françaises de l’automne 2005. (Danièle Joly, Warwick university)
- d. Révoltes écologiques (faucheurs OGM, gaz de schiste, …) (Hervé Kempf, journaliste spécialisé en écologie politique)
mardi 1 mai 2012
Café Stratégique "Traques sur le Net" le 10 mai avec Eric Freyssinet
jeudi 19 avril 2012
Save the date : prochain café stratégique le 10 mai à 19h
Le lieu : café Le concorde, 239 boulevard Saint-Germain à Paris
dimanche 15 avril 2012
Chronique industrie – avril 2012 : « Les commandes, c'est pas seulement pour maintenir la BITD »
Le 14 février dernier, à l'occasion de la conférence « Défense-Aéronautique : quelle adaptation des stratégies des industriels », le général de corps aérien Jean-Robert Morizot (en remplacement du CEMA Édouard Guillaud) est intervenu sur le thème « quelles attentes des armées face aux industriels de la défense ? ».
De façon intéressante, son intervention, devant un public composé de représentants d'Airbus, Dassault, Thales, Safran et autres, n'a pas été tant orientée sur le type d'équipements nécessaires aux besoins opérationnels des armées qu'à la posture que ces dernières attendent de leurs fournisseurs, en cette période de tension budgétaire, mais également sur le plus long terme. Un discours sans langue de bois, de la part d'un intervenant visiblement soucieux de faire passer certains messages en public. Dommage que le délégué général à l'armement, Laurent Collet-Billon, ait dû quitter la conférence un peu plus tôt.
Entamant son discours par les questions fondamentales du « pourquoi, comment et contre qui doit-on utiliser un armement ? », le général Morizot a voulu souligner que
les commandes, c'est pas seulement pour maintenir la BITD
Il est ensuite revenu sur la durée des programmes, qui selon lui s'inscrivent dans un temps trop long par rapport aux trajectoires budgétaires, aux durées des législatures et par voie de conséquence aux projections opérationnelles. En lien avec la dimension temporelle, vient naturellement le « coût astronomique des programmes ». Qui pour autant, ne sont rien par rapport aux coûts de possession, qui sont « à la limite du raisonnable », d'autant plus que l'on a « utilisé tous les bouts de ficelle ». Il traduisait ainsi, selon ses propres mots, une réelle préoccupation du CEMA, pour lequel le « futur n'est pas rassurant ».
Tous ceux qui ont quelques vagues connaissances du cycle de vie d'un équipement militaire savent bien que le MCO (maintien en condition opérationnelle) est in fine le poste le plus dispendieux. Mais comme l'explique Jean-Robert Morizot,
la durée de vie des matériels ne doit pas être matière à une rente de situation pour les industriels
Or il est vrai que, dans de très nombreux secteurs d'activité, les fournisseurs font leur marge sur les moyens et longs termes, en profitant de la relative captivité de leurs clients, auxquels ils ont pourtant consenti de lourdes remises lors de l'acquisition initiale.
Autre reproche, la complexité des armements :
Les industriels poussent au développement de systèmes très sophistiqués, que l'on a énormément de mal à faire fonctionner correctement lorsqu'on les reçoit
Remarque intéressante, car d'après les industriels que je côtoie et qui sont de l'autre côté de la barrière, les militaires et la DGA sont réputés pour « aimer se faire plaisir » en matière de spécifications et pour se laisser aller au toujours plus technologique.
Autre aspect qui se dégage implicitement de la citation ci-dessus, les progrès à réaliser dans la maîtrise de la conduite des programmes et dans les pratiques d'ingénierie systèmes, sur l'ensemble du cycle de développement (de la gestion des exigences jusqu'à la qualification opérationnelle). Un point également soulevé par le DGA lors de sa propre intervention en introduction de la conférence : il est nécessaire de se hisser au niveau de l'état de l'art en termes de méthodes de travail, afin de franchir le « mur de la complexité » dans la conception des systèmes de systèmes. D'autant que comme l'ont révélé les RETEX de l'Opération Harmattan, notre boucle OODA est lacunaire et la connexion entre nos différents équipements (capteurs – C2) est imparfaite.
Les matériels doivent être utilisés par les soldats dans des situations souvent éprouvantes, on voit bien donc le danger de l'excès de complexité et de la « surspécification ». Mais les armées sont-elles prêtes pour autant, afin de raccourcir les délais et les coûts, à recourir à plus d'achat sur étagère ?
Il n'y a aucune réticence à l'achat sur étagère mais il convient d'en évaluer les conséquences.
Conséquences qui s'envisagent notamment à l'aune des besoins d'évolution des matériels, au vu de leur durée de vie et leurs nécessaires adaptations de finalités au cours de celle-ci. Mais également des besoins croissants d'interopérabilité, vue comme indispensable avec l'OTAN par le général Morizot, et plus particulièrement avec les Anglais et les Américains (ce qui n'est pas, il faut le relever, la même chose, car les Américains ont la fâcheuse habitude de n'être interopérables qu'avec eux-mêmes). On notera au passage que le recours au « off-the-shelf » et l'appui sur des standards partagés contribue à cette interopérabilité. Ceci indépendamment de toute logique de souveraineté économique et technologique, comme l'a montré le débat sur les drones MALE à l'automne 2011.
En résumé, le discours de Jean-Robert Morizot a eu pour mérite de mettre en lumière, de façon très explicite, les inquiétudes et les attentes du principal client de nos fleurons industriels de la défense, qui certes sont de plus en plus tentés par le civil et l'international, mais qui ne doivent pas oublier qu'ils sont un des maillons essentiels.
lundi 2 avril 2012
Café stratégique "Jeux d'influence en Somalie" le 12/04 à 19h avec Roland Marchal
mercredi 29 février 2012
samedi 4 février 2012
Jeudi 9 février, Café stratégique : « Au-delà de la Syrie, le Grand Jeu »
L’Alliance géostratégique vous invite à échanger et débattre avec Joseph Bahout, enseignant à Sciences Po, chercheur à l’Académie Diplomatique Internationale, sur les implications régionales de la crise syrienne.
Jeudi 9 février 2012 de 19h à 21h (entrée libre)
Café Le Concorde, métro Assemblée nationale
239, boulevard Saint-Germain 75007 Paris
mardi 3 janvier 2012
Café stratégique - 12/01 : SMP et transformation du capitalisme de guerre américain
Pour le premier Café Stratégique de l’année 2012, l’Alliance Géostratégique est heureuse d’accueillir Georges-Henri Bricet des Vallons autour du thème « Les sociétés militaires privées et la transformation du capitalisme de guerre américain », le 12 janvier prochain, de 19h à 21h.
Un sujet particulièrement d’actualité, alors que l’externalisation d’un grand nombre de fonctions de la défense auprès du secteur privé s’étend un peu partout ou que les contraintes budgétaires se font pressantes sur les armées, y compris chez l’Oncle Sam, qui a aussi officiellement retiré ses troupes d’Irak il y a quelques semaines. Les Etats-Unis voient ainsi fleurir les Private Military Companies (SMP en français), qui malgré de beaux échecs (particulièrement en Irak), vont connaître un élargissement de leurs débouchés (soutien, coercition...), dans un contexte de dépendance du secteur public vis-à-vis de ses contractors.
Georges-Henri Bricet des Vallons, chercheur-associé à l’Institut Choiseul, est notamment l’auteur d’Irak terre mercenaire : les armées privées remplacent les troupes américaines. Il a également écrit de nombreux articles sur le sujet, en particulier « Armées et sociétés militaires privées en Irak : de l'amalgame à la symbiose » dans le cadre du numéro 8 de la revue Sécurité Globale, consacré à la privatisation de la guerre.
Comme d’habitude, l’entrée sera libre au café Le Concorde, 239 boulevard Saint-Germain à Paris (métro Assemblée Nationale).
Venez nombreux !
jeudi 1 décembre 2011
Café Stratégique - Colonel Michel Goya : "La parole est à la Défense" le 8 décembre
samedi 19 novembre 2011
Journée d'étude le 24 novembre avec les "jeunes chercheurs" de l'IRSEM autour de l'actualisation du LBDSN
Y participent notamment trois membres de l'Alliance Géostratégique : Sonia Le Gouriellec, Jean-Baptiste Beauchard et Benoist Bihan.
***
L'Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) organise le 24 novembre une journée d’étude sur l'actualisation du Livre blanc. Les doctorants du séminaire "Jeunes chercheurs" de l'Institut seront invités à proposer des "Éléments de réflexion pour l’actualisation du livre blanc sur la défense et de la sécurité nationale"
Inscription :
Écrire à inscription.irsem@defense.gouv.fr en précisant vos titre, grade, fonction,
organisme, nom et prénom
Renseignements :
Diane de Laubadère 01 44 42 52 87 - Guillaume Pichard : 01 44 42 53 93
Synopsis : "Depuis 2008, la multiplication des tensions régionales et des crises économiques ont amené de nombreux changements dans le contexte géostratégique. L’arc de crise défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008, qui va de l’Atlantique à l’océan Indien a été confirmé, notamment avec le maintien des zones de crises et surtout avec les révoltes dans le monde arabe. Ces derniers évènements ont néanmoins laissé entrevoir de nouveaux enjeux, de nouveaux défis à traiter, pour notre stratégie, pour nos forces armées.
A l’heure où la France entame une réflexion sur l’actualisation de son Livre blanc, l’IRSEM sollicite des regards neufs, ceux des jeunes chercheurs rattachés à l’institut sur les questions de défense et de sécurité, pour contribuer à cet effort. Menant depuis plusieurs années des travaux précurseurs sur des questions clefs, ces experts, pour la plupart jeunes docteurs ou doctorants, ont déjà proposé et publié des hypothèses que l’actualité a depuis vérifiées.
Le 24 novembre 2011 à l’Ecole militaire, seront ainsi abordés, avec eux, les ambitions et les engagements stratégiques de la France face aux enjeux internationaux contemporains, au regard de ses capacités opérationnelles. Nous serions heureux de compter sur votre présence, et de bénéficier de vos réactions, lors de cette rencontre."
Le programme est disponible ICI
Présentation des intervenants
Table Ronde 1 - De la recomposition du système international à la stratégie de sécurité nationale
Matthieu MEERPOEL : « Les missions de sécurité civile au sein de la stratégie de sécurité nationale : préconisations et réalités »
Matthieu Meerpoël est doctorant en droit public à la faculté libre de droit de Lille, chercheur au Centre de Recherches sur les Relations entre le Risque et le Droit (C3RD) et jeune chercheur à l’IRSEM. Sa thèse porte sur le cadre juridique de l’anticipation des risques naturels et technologiques. Ses thèmes de recherches sont le droit public, le droit de l’environnement, le droit de la défense et de la sécurité ainsi que sur la gestion des risques. Il a récemment publié « Etat des lieux d’une jurisprudence incertaine : les antennes-relais », Petites Affiches, 2001 ; « Conflictualité interne et action publique de crise », Champs de Mars, n° 20, avril 2009 ; « La protection civile communautaire », Défense nationale et sécurité collective, 2009 ; « L’application des principes de précaution et de prévention en matière de sécurité globale », Sécurité globale, n°1, 2007. Enfin, il assure des enseignements de droit constitutionnel, droit administratif et droit de l’environnement.
Grégory DAHO : « Réflexions sur quelques transformations structurales du champ de la défense »
Doctorant en science politique et relations internationales à l’université Panthéon-Sorbonne (Paris I) et allocataire de recherche de la Délégation Générale de l’Armement (DGA)/CNRS, Grégory Daho est également rattaché au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP-Paris) et à l’IRSEM. En cours d’achèvement, sa thèse de doctorat porte sur l’institutionnalisation de la coopération civilo-militaire (CIMIC) en France et ses axes de recherche se concentrent sur la production des doctrines stratégiques, la transformation des outils militaires et les interventions multilatérales. Il a récemment publié : « Nouvelles menaces, nouvelles guerres. La construction des discours sur le désordre international", Champs de Mars, n°22, avril 2009 et « Les interfaces militaro-industrielles et la prospection des marchés de la reconstruction en ex-Yougoslavie : un laboratoire pour l’intelligence économique nationale ? », Champs de Mars, à paraître.
Jean-Baptiste BEAUCHARD : « A l’aune des révolutions arabes, comment repenser l’arc de crise sur la scène proche orientale ? »
Jean-Baptiste Beauchard est titulaire d’un master II recherche en sécurité et défense à l’Université Paris II Panthéon-Assas. Actuellement doctorant au Centre d’études sur la coopération juridique internationale-Poitiers (CECOJI), rattaché au séminaire jeunes chercheurs de l’IRSEM ainsi que vice-président du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) qui a pour vocation de faire émerger les jeunes chercheurs issus des deux rives de la Méditerranée. Ses travaux portent sur l’application du droit international au Proche-Orient et principalement au Liban. Il est le fondateur et responsable du blog http://geopolitiqueduprocheorient.w.... Il a récemment publié « L’armée libanaise, la souveraineté nationale en questions », Défense et sécurité internationales, n°62 septembre 2010 ; « Le Tribunal spécial pour le Liban, une justice en quête de vérité », Moyen-Orient, N°9, janvier 2011 ; « Sociétés arabes contre régimes arabes, quelle reconfiguration régionale ? », Questions Internationales, publication à paraître, décembre 2011 ; « Le TSL otage du vide politique libanais ? », Actes du colloque tenu au Sénat en mars 2011, publication à paraître aux éditions du Cygne, octobre 2011.
Sonia LE GOURIELLEC : « Une nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme en Afrique »
Sonia Le Gouriellec est diplômée de deux masters en stratégie de défense et politique de sécurité ainsi qu’en droit et politique de développement. Elle prépare actuellement une thèse en science politique et est ATER à l’université Paris-Descartes (Paris V). Elle est membre du séminaire jeunes chercheurs de l’IRSEM et lauréate du Programme de soutien aux doctorants de l’IHEDN en 2011. Elle a récemment publié : « Les organisations combattantes irrégulières du Maghreb », Actes du colloque Guerre et organisations combattantes irrégulières du monde arabo-musulman organisé par le Centre de Recherches des Ecoles de Saint-Cyr Coetquidan 6-7 juin 2011, à paraître ; « L’Union Africaine à l’épreuve du conflit somalien », dans « Les enjeux diplomatiques et stratégiques 2011 », Paris, Economica, juin 2011 ; « Un regard sur la politique africaine de Nicolas Sarkozy », Dynamiques Internationales, mai 2011 ; « Pour une nouvelle approche de l’État en Afrique : le cas de la Somalie », Revue Défense Nationale, mai 2011 ; avec Jean-Jacques Patry, « Vers un nouveau modèle d’insurrection : le déni de pouvoir central dans les États défaillants : le cas somalien », Sécurité Globale, novembre 2010 ; « Base militaire à Djibouti : le paradoxe de la puissance japonaise », Revue Défense Nationale, novembre 2010.
Table Ronde 2 - Responsabilités et ambitions françaises au sein de l’Union Européenne et à l’international
Ilinca MATHIEU : « La France et ses « responsabilités internationales » : éléments de définition »
Ilinca Mathieu est doctorante en science politique et relations internationales à l’université de Clermont I, membre du séminaire jeunes chercheurs de l’IRSEM et chargée d’enseignements à l’université Paris-Descartes. Diplômée de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) en droit-économie-gestion, elle est agrégée d’économie et titulaire du Master Sécurité Internationale de Sciences-Po Paris. Ses champs de recherche sont la sociologie des acteurs et du militaire, les processus décisionnels politico-militaire et les opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Magali ROBERT – DUPETIT : « La France et les enjeux sécuritaires globaux : la coopération environnementale franco-chinoise »
Magali Robert est diplômée de l’IEP de Paris en politique comparée, spécialiste de la région Asie. Egalement licenciée d’histoire (Paris 1-Sorbonne) et de langue chinoise (INALCO), elle travaille sur la politique étrangère et la stratégie internationale de la Chine, spécialement dans le domaine environnemental et climatique. Jeune chercheur IRSEM, elle mène actuellement un doctorat au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) sur ces thématiques et bénéficie d’un financement de la DGA. Elle a récemment publié « La question environnementale en Asie du Sud-Est : l’évolution des enjeux sécuritaires régionaux et le rôle le la Chine », dans L’évolution du débat stratégique en Asie du Sud-Est depuis 1945, P. Journoud (dir.), Etude de l’Irsem, à paraître (septembre 2011).
Courriel : magali.robert@sciences-po.org
Samuel FAURE : « Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ? »
Samuel Faure est doctorant et maître de conférences en science politique à Sciences Po Paris. Rattaché au CERI et à l’IRSEM, il est boursier de la DGA (2010-2013). Sa thèse porte sur les recompositions des politiques nationales d’armement au sein de l’Union européenne entre 1998 et 2010. Il a récemment publié avec Frédéric Mérand et Mathias Bonneu, « What do ESDP Actors Want ? An Exploratory Analysis », European Security (19 (3), 2009, pp.327-344) ; sous la direction de Frédéric Charillon et Frédéric Ramel, « Action extérieure et Défense : L’influence française à Bruxelles », Cahiers de l’Irsem (1, 2010) ; avec Frédéric Mérand et Mathias Bonneu « Les acteurs spécialisés : l’opinion des praticiens de la PESD » dans André Dumoulin (dir.), Opinions publiques et Politique européenne de sécurité et de défense : acteurs, positions, évolutions. (Louvain-la-Neuve : Bruylant, 2011) ; avec Thibaut Dubarry, « Résistances à la fermeture d’un espace de tortures : le camp de Guantanamo », Dynamiques internationales. (5, 2011).
Table Ronde 3
- Une stratégie pour l’action
Olivier SCHMITT : « Alliances, coalitions et interventions multinationales. Réflexions sur les modèles de coopération militaire internationale et leurs implications pour la politique de défense et de sécurité française »
Olivier Schmitt est doctorant au sein du département des war studies du King’s College de Londres, et assistant de recherche pour le Defence and Military Analysis Programme de l’International Institute for Strategic Studies. Il est diplômé de Sciences Po Aix et de l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement de Genève. Il a travaillé pour la mission militaire à Berlin, la Délégation aux Affaires Stratégiques et le Centre pour le Contrôle Démocratique des Forces Armées (DCAF). Il est réserviste dans la marine nationale. Il a publié La RFA et la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, à L’Harmattan, 2009 et travaille en général sur l’efficacité militaire des opérations en coalition.
Radidja NEMAR : « Entre guerre et paix : le Continuum Stabilisation – Reconstruction et ses acteurs »
Radidja Nemar est titulaire d’une Licence en droit, mention droit public (université Toulouse I Capitole, 2007), d’une Licence en philosophie (université Toulouse II le Mirail, 2007), d’un diplôme en droit pénal international et en analyse des conflits (université Toulouse I Capitole, 2007), d’un Master I en droit international et européen (université Paul Cézanne Aix-Marseille III, 2008), d’un Master II recherche en droit international public (idem, 2009) ainsi que d’un Master II recherche histoire militaire, géostratégie, politiques de défense et de sécurité (Sciences Po Aix, 2009). Elle effectue sa thèse de droit public l’université Paul Cézanne Aix-Marseille III et ses travaux portent sur le code de conduite des opérations militaires post conflictuelles. Rattachée à l’Institut Favoreu et allocataire de recherche de la DGA, elle est également membre du séminaire jeune chercheur de l’IRSEM et auditeur jeune IHDEN (Session Master Spécialisé, Paris 2009). Elle a récemment publié : « Au-delà des Casernes : le rôle de l’Armée en Algérie », Cahiers de l’Orient, n° 100, Octobre 2010, Numéro Spécial « Algérie, quel bilan ? ».
Camille SICOURMAT : « La contre-insurrection après 10 ans d’Afghanistan : perspectives françaises ? »
Camille Sicourmat est doctorante en science-politique à l’Université Clermont-Ferrand I. Elle débute une thèse sur l’apprentissage des forces armées françaises depuis le début du conflit en Afghanistan sous la direction du professeur Frédéric Charillon et du colonel Goya. Elle est par ailleurs chargée d’études à l’Irsem au sein du département Etudes des Nouveaux conflits où elle consacre ses recherches à la contre-insurrection en Afghanistan. Elle est diplômée de l’IEP de Toulouse et du Master Etudes du développement de l’IEDES (Paris 1). Elle a récemment publié « L’implication française dans le conflit en Afghanistan », Questions internationales, n°50, juillet 2011 ; avec Michel Goya, « Quand l’union fait la faiblesse », Revue de défense nationale, mai 2011 ; « Le conflit afghan : panorama des analyses des spécialistes de sciences sociales », fiche n°4 de l’IRSEM, novembre 2010 ; « A la recherche d’un nouveau paradigme opérationnel en Afghanistan », Res Militaris, (vol. 1, n° 1, Automne 2010)
Table Ronde 4 Perspectives de la réforme
Félix BLANC : « Le principe de légitimité démocratique en matière d’intervention extérieure : bilan et perspectives »
Agrégé de philosophie et diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (master « Etudes Politiques »), Félix Blanc poursuit un doctorat en études politiques au Centre d’Etudes Sociologiques et Politiques Raymond Aron (CESPRA, EHESS) et enseigne la philosophie à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV). Egalement rattaché à IRSEM, il bénéficie d’une allocation de recherche DGA-CNRS (3 ans). Sa thèse porte sur l’attribution des pouvoirs de guerre dans les régimes représentatifs modernes. Il a récemment publié « Rhétoriques de crise, crise de notre temps ? », Chantiers Politiques, n°8, automne 2010.
Benoist BIHAN : « Contrainte et efficacité opérationnelle des armées : quelles marges de manœuvre ? »
Doctorant en histoire, Benoist Bihan est titulaire d’un Master d’histoire de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne pour lequel il a obtenu en 2009 le Prix d’histoire militaire. Auteur de nombreux articles parus notamment dans la revue DSI, rédacteur en chef adjoint de la revue Histoire & Stratégie, il a publié Guerre d’Afghanistan : la campagne stratégique pour le Grand Kandahar, 2001-2011, co-auteur (avec Guillaume Lasconjarias) ; De la mer vers la terre. Histoire et perspectives des opérations amphibies et prépare actuellement trois autres ouvrages. Il anime le blog La Plume et Le Sabre et est chargé de cours à l’École de guerre. Sa thèse porte sur la naissance et le développement de l'opératique comme discipline de l'art de la guerre.
Alicia PAYA Y PASTOR : « La politique et l’avenir des Réserves »
Alicia Paya Pastor est membre du séminaire jeunes chercheurs de l’IRSEM, doctorante en science politique à l’université de Lille II au sein du Centre d’Etudes et de Recherches Administratives Politiques et Sociales (CERAPS) et boursière DGA-IRSEM. Ancienne élève de l’IEP de Lille et actuellement agente contractuelle du CNRS, ses travaux portent sur la réserve des forces armées, le lien armée-nation (citoyenneté et défense nationale) et la notion d’engagement.









