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dimanche 3 juillet 2011

Colloque Guerre et Economie du 1er juillet : éléments de bibliographie




Voici quelques ouvrages que vous retrouverez dans la bibliographie des actes du colloque "Guerre et Economie" qui a eu lieu ce 1er juillet à l'Ecole Militaire, liés au sujet que j'ai traité, "Etat, grande stratégie et protection de l'économie" :
  • Stratégie, B. H. Liddell Hart, Perrin, 2007
  • La grande stratégie de l'Empire Romain, Edward Luttwak, Economica, 2009
  • Revue Géoéconomie, Numéro 56 : L'âge d'or de la diplomatie économique, Choiseul Editions, 2010
  • Le patriotisme économique ou la méthode Colbert, Olivier Pastré, Perrin, 2006
  • Quel patriotisme économique ?, Eric Delbecque, PUF, 2008
  • Patriotisme économique, Bernard Carayon, Editions du Rocher, 2006
  • Politiques industrielles d'hier et d'aujourd'hui en France et en Europe, sous la direction d'Ivan Kharaba et al., Editions Universitaires de Dijon, 2009
Par ailleurs je me suis également appuyé sur divers articles écrits sur ce blog ou celui de l'Alliance Géostratégique :

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samedi 2 juillet 2011

Retour sur le colloque Guerre et Economie du 1er juillet

C'est un beau colloque "Guerre et Économie" auquel j'ai participé hier, autour du thème "État, grande stratégie et protection de l'économie", dans le cadre d'une table ronde "De l'économie à la guerre" animée par Jean-Jacques Patry, aux côtés de Nicolas Bouzou, Ali Laïdi et Mathieu Anquez. Les actes seront publiés prochainement, restez donc attentifs.



Évidemment en quinze minutes on ne peut entrer dans le fond d'un sujet aussi vaste, que j'avais choisi d'axer sur le lien entre État et secteur privé, que j'ai la prétention de connaître un peu, avec une vision "terrain". L'aspect "grande stratégie" m'échappant dans le cas de la France je dois l'avouer, mais c'est normal, car pour un pays tel que le nôtre, elle est plus difficile à établir et discerner que celle des États-Unis ou de la Chine, qui ont réellement une volonté de domination globale, tout azimut.

Par ailleurs quelques thèmes non adressés en tant que tels dans le colloque ont émergé durant les longs échanges que nous avons eus avec le public (grâce à notre animateur, gardien de l'horloge pendant nos interventions) :
  • la compétition des modèles éducatifs, académiques et universitaires
  • l'importance de l'aide au développement en général dans la recherche d'influence
  • la question d'une stratégie d'envergure européenne
Sur le premier point, je travaille actuellement sur quelque chose dans le cadre d'un projet dont vous entendrez parler d'ici à quelques mois. Sur le troisième, j'avais prévu une petite conclusion dans le cadre de mon temps de parole, mais je n'ai pas eu le temps de la développer. Étant donné qu'elle n'apparaitra pas dans les actes du colloque, je vous la soumettrai bientôt en exclusivité ;-)

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mardi 28 juin 2011

Affaire Goya : je vous ressors du réchauffé

On parle un peu de "l'affaire Michel Goya" en ce moment, notamment à la suite du retrait de l'article "Michel Goya, le colonel qui parle trop ?" du site lemonde.fr. Il y a beaucoup à dire sur le sujet. Par manque de temps, je vous ressers un article publié l'an dernier, intitulé "Officiers, exprimez-vous... mais bien et pas trop ?" à l'époque où c'était Vincent Desportes qui faisait siffler les oreilles d'Hervé Morin et du CEMA Edouard Guillaud.

***


L'amiral Edouard Guillaud
crédits : EMA


Extrait du discours de l’amiral Edouard Guillaud, CEMA, au CID le 22 juin 2010, exhortant les futurs officiers brevetés à s'exprimer sur la place publique :

Nous avons un devoir d’expression, un devoir de communication, un devoir de rayonnement. Nous devons être présents sur la place publique. A nous d’expliquer ce que nous sommes, ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons et comment nous le faisons. A nous d’expliquer quel type d’assurance-vie nous offrons aux français !
Cette posture ouverte que je vous demande d’adopter, c’est celle d’officiers garants d’une insertion harmonieuse des armées au sein de la Nation, celle d’officiers capables de diffuser, d’innerver l’esprit de défense chez nos concitoyens, celle d’officiers acteur et promoteur de la résilience de la Nation.

[...]

Le devoir de réserve n’est pas le prétexte à une réserve muette qui à force d’être muette devient lâche et in fine irresponsable ! Nous avons notre place dans le débat stratégique.

A ce sujet, deux points : nous devons revendiquer - mot devenu syndical malheureusement – notre place dans le débat stratégique. Et nous devons le faire publiquement, surtout pas anonymement.


Quelques jours après, le général de division Vincent Desportes, justement commandant du CID, se faisait réprimander par le susnommé amiral Guillaud pour avoir critiqué dans les médias la stratégie mise en oeuvre en Afghanistan par les USA et leurs alliés. Indépendamment du fond (i.e. ses éventuels revirements d'opinion ou même l'aspect "choquant" de ses propos) et du fait de savoir s'il a raison ou tort, on ne peut que s'interroger sur la possibilité d'une contradiction dans la posture du CEMA.

L'expression sur la place publique des militaires (fonctionnaires soumis au devoir de réserve) en leur nom propre, depuis le compte Facebook du soldat à l'interview d'un officier général dans les grands médias, peut poser question. Notamment quand il s'agit de commenter les orientations politico-stratégiques, que ce soit la guerre en Afghanistan ou les RGPP. Après tout, dans le privé aussi, il est également considéré comme une faute grave le fait de "dénigrer" son employeur, champ dont peut faire partie la critique ouverte de sa stratégie (avec certes une certaine marge quant à l'appréciation d'où commence le dénigrement).

Et puis, dans un contexte où l'engagement en Afghanistan ne fait pas l'unanimité chez nous, il s'agit aussi, peut-être, de ne pas saper le moral des troupes et du peuple. Toujours est-il qu'alors il convient de bien définir ce "débat stratégique" évoqué par l'amiral Guillaud. A moins qu'il ne somme les officiers supérieurs/généraux de diffuser et promouvoir certaines idées et celles-ci uniquement dans ce débat. Ne parle-t-il pas, un peu plus loin dans le discours cité ci-dessus, de "cohésion" ? L'armée (la question se pose aussi, dans une autre sphère, pour le gouvernement), doit-elle afficher face au reste de la société un visage et un discours unis et homogènes, (la "ligne du parti") après avoir éventuellement débattu en interne, loin des regards et des oreilles publics ? L'expression publique directe doit-elle être exempte de critiques (par ailleurs nécessairement constructives !) et de remises en question ?

***

On lira avec intérêt l'article "Les mythes de la contre-insurrection et leurs dangers : une vision critique de l’US Army" du colonel américain Gian Gentile qui ne se prive pas de critiquer ouvertement la stratégie de "conquête des coeurs et des esprits" en Afghanistan et en Irak.

***

On lira avec tout autant d'intérêt les articles des stagiaires du CID parus dans les médias, notamment sur AGS :

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samedi 25 juin 2011

Colloque "Guerre et Economie" du 1er juillet : inscrivez-vous !

Il reste des places pour le colloque du 1er juillet : inscrivez-vous sur le Doodle dédié.

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lundi 20 juin 2011

Protection de l'économie : les objectifs d'un "Etat-stratège"

J'espère que vous vous êtes déjà inscrits au colloque "Guerre et Économie" qui aura lieu le 1er juillet à l'École Militaire. Sinon, c'est par ici : http://www.doodle.com/kd6h3ywcv4tyecpk.



Je ne suis pas un fan absolu du terme "État-stratège", car il peut servir à masquer tous les renoncements. Cependant il exprime plutôt bien le rôle qu'un État peut jouer en ce troisième millénaire autour de la protection de l'économie.

S'il est évident qu'il ne peut pas tout, il est illusoire de rayer l'État client, financier, législateur, facilitateur, lobbyiste (et j'en passe) du champ économique. Que l'on parle de mesures de politique générale (environnement social, éducatif, fiscal, monétaire - même si clairement tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne), horizontale (aides à l'export, franchises fiscales...) ou sélectives (mesures réservées à un secteur, une filière, une entreprise, grands projets...), son influence est multidimensionnelle. Et ceci, nos voisins européens, mais également les plus grandes puissances mondiales, l'ont bien compris, en multipliant les mesures que l'on pourrait qualifier de "protectionnistes" mais aussi en s'appuyant sur des synergies entre secteurs public et privé.

L'Etat doit donc être là pour incarner ce "liant" entre les différents acteurs de l'économie nationale, contribuer à forger avec eux (sans se substituer à eux) le "business model" de la Nation (Quels secteurs stratégiques ? Quelles orientations pour l'avenir ? Quels investissements sont-ils à privilégier ? Quelles infrastructures sont-elles nécessaires ? Comment assurer le fonctionnement fluide de l'ensemble de l'écosystème, de l'amont à l'aval ?).

Tout en gardant à l'esprit que les objectifs finaux recherchés sont les suivants :
  • La garantie de la souveraineté et de l’indépendance de décision, ce qui implique le maintien d’activités sur les secteurs stratégiques
  • La conservation de centres de décision sur le sol national (au sein d’entreprises françaises ou non)
  • La croissance économique et le développement d’emplois pérennes, idéalement positionnés le plus haut dans la chaîne de valeur
  • La conquête de parts de marché durables à l’international

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jeudi 16 juin 2011

Guerres & Histoire n°2 : le sommaire (pages 4 et 5)



Hier je vous montrais la couverture, aujourd'hui voici le sommaire (pages 4 et 5) du numéro 2 de Guerres & Histoire.

C'est par là que ça se passe (le scan est un peu lourd) : sommaire Guerres & Histoire 2.

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mercredi 15 juin 2011

Couverture du numéro 2 de "Guerres & Histoire"

En quasi exclusivité, voici la couverture du deuxième numéro du magazine "Guerres & Histoire", qui sera dans les kiosques à partir du 17 juin. J'avais déjà rendu compte de la parution du premier en mars dernier (voir notamment ici).


Personnellement je préfère cette couverture à la précédente, même si la maquette est très proche (image centrale, colonne de gauche constituée de 3 éléments, exclusivité en haut à droite...).

Au-delà du dossier sur l'opération Barbarossa, qui constituera le coeur du magazine, je retiens l'article sur la garde Viking au service de Byzance (voir Byzance : l'Empire Romain d'Orient de Jean-Claude Cheynet). Et j'espère que la rubrique "Questions & Réponses" sera à la hauteur de mes attentes.

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