A la Une

Mon Blog Défense

lundi 27 septembre 2010

Save the Date : Première édition des Cafés Stratégiques le jeudi 7 octobre avec le général Desportes !

L'Alliance Géostratégique poursuit son incursion dans le monde réel ! Le jeudi 7 octobre à 19h aura lieu la première édition des Cafés Stratégiques, consacrée à l'actualité de la pensée stratégique française.

Et ça commence fort avec la présence du général Vincent Desportes, ancien directeur du CDEF (Centre de Doctrine d'Emploi des Forces) et du CID (Collège Interarmées de Défense). Symbole de la liberté d'expression des officiers français, il a notamment fait l'actualité cette année avec sa sortie sur la stratégie américaine en Afghanistan, qui lui a valu une sanction du CEMA et du ministre de la défense.



L'idée est de permettre un échange maximum entre l'invité, les animateurs et la salle, dans une ambiance plus décontractée qu'un colloque ou une conférence : foin de formalisme et d'élitisme, tout le monde est le bienvenu !

Les réjouissances ont lieu au Café le Concorde, 239 boulevard Saint-Germain à Paris. L'entrée est libre : venez nombreux !

Partager cet article :

Facebook Twitter Technorati digg Delicious Yahoo Reddit Newsvine

Cyberguerre, un désaccord dans les termes

J'ai évoqué récemment (Nouvel Ordre Mondial Cybernétique et Clickskrieg) la volonté d'Hamadoun Touré, secrétaire général de l'Union International des Télécommunications, de mettre en oeuvre des traités internationaux dans le domaine de la cyberguerre (une réalité restant encore à observer), comme il peut en exister autour du nucléaire, des armes chimiques ou bactériologiques.


Et il ne faut pas croire que les pays industrialisés occidentaux sont à la pointe des demandes de régulation internationale. En effet, le champion en la matière est, de façon assez surprenante, la Russie, soupçonnée par ailleurs de différentes attaques, notamment celle contre l'Estonie en 2007. Depuis plus de 10 ans, l'ancien empire soviétique pousse auprès de l'ONU une résolution visant au contrôle des armes cybernétiques. Des pays comme la Chine, l'Inde et le Brésil sont également en faveur d'un renforcement du rôle des états dans la gouvernance d'Internet, ainsi que d'un partage des responsabilités ; et donc de l'attribution explicite de souveraineté qui en découle.

Cependant, il existe un vrai fossé sur le vocabulaire et le périmètre de ce que l'on appellle une "arme cybernétique" ou la "cyberguerre". En effet, si pour les Occidentaux la cyberguerre recouvre principalement ce qui va porter atteinte aux infrastructures (énergie, télécoms / médias, secteur financier, transports, systèmes militaires...) d'un pays par le biais des réseaux informatiques (un peu comme ce qui est arrivé à l'Iran), au travers d'attaques malveillantes, la Russie, pour ne citer qu'elle, voit beaucoup plus les choses en termes politiques et sociaux.

C'est donc logiquement qu'elle promeut plutôt le concept général de "guerre de l'information", amenant le sujet sur le terrain de la "guerre des idées" où sévit le "terrorisme informationnel". Lors de la conférence sur le désarmement de l'ONU en avril 2008, un représentant du ministère de la défense russe a ainsi exprimé le fait qu'il fallait qualifier d'agression la promotion d'idées sur Internet par un acteur étatique visant à déstabiliser un autre État. A l'occasion du sommet de l'OCS, toujours en 2008, un accord signé entre les états membres érige au rang de menace pour la sécurité nationale la diffusion d'informations heurtant la sphère culturelle, morale ou spirituelle d'un pays.

Un plaidoyer contre l'ingérence, fut-elle idéologique, dont les USA sont coutumiers ou accusés de l'être. Et qui rappelle l'époque de l'URSS et de Radio Free Europe. Mais également ce qui existe dans le domaine de la concurrence entre entreprises, régie par un code de bonne conduite qui condamne le dénigrement des petits copains.

Ceci dit, quand on voit que des pays comme la Chine ou la Russie sont eux-mêmes des pros de l'astroturfing (50 Cent Army contre Netizens), on peut se demander comment et qui sera en mesure de démêler d'éventuels plats de spaghettis des cyber proxy wars ! Et inutile de rappeler que le cyberespace est très propice au false flag.

Voilà qui pousse la question de la "cyberpaix" vers le contrôle des contenus et des opinions, et non pas seulement sur le piratage ou le déni de service. Ce qui en un sens est naturel, car la "guerre de l'information" (particulièrement prégnante dans le champ actuel des guerres irrégulières, mais également quand les nationalismes sont exacerbés) trouve évidemment sur la toile un champ de bataille privilégié. Officiellement, les États-Unis sont attachés à la structure ouverte de l'Internet. Mais ils en tiennent une partie des rênes. Et puis la NSA n'a-t-elle pas affirmé récemment qu'en tant qu'Etat ils se devaient de s'assurer de la sécurité du cyberespace (Les industriels de l'armement se tournent vers la cyberguerre) ? En tout état de cause, de telles résolutions impliqueraient des changements drastiques dans la gouvernance du réseau des réseaux, aujourd'hui très privatisé et très US-centric.

Partager cet article :

Facebook Twitter Technorati digg Delicious Yahoo Reddit Newsvine

vendredi 24 septembre 2010

Le Brésil veut muscler sa montée en puissance diplomatique et économique

Le Brésil vient de signer un nouvel accord militaire avec le Royaume-Uni, prévoyant notamment l'achat d'une dizaine de navires, bien sûr si les conditions de transfert de technologies demandées par Brasilia sont remplies.

Car structurellement le Brésil, en multipliant de tels accords avec les principaux pays fournisseurs d'armements (Etats-Unis, France, Russie, Italie...), veut non seulement rénover son appareil de défense vieillissant, mais surtout se doter d'une certaine autosuffisance militaire. Il cherche donc le plus de transferts possibles, au détriment d'achats "sur étagère" (voir Le Brésil à la recherche de transferts technologiques).

La raison en est simple : il s'agit pour le membre des groupes BRIC et IBSA d'accompagner sa montée en puissance sur la scène internationale, à la fois dans la zone sud-américaine, mais également au-delà des océans (voir L'Afrique et la montée en puissance du Brésil), avec des arguments relevant plus du hard power que l'image de Lula (qui quittera son poste le 31 décembre prochain), la langue portugaise, la samba ou le futebol.

Un Embraer A-1

Le Brésil souhaite également sécuriser son territoire (notamment l'Amazonie) mais également les importantes ressources pétrolières qui se trouvent au large de ses côtes, en eaux profondes : Brasilia se voit comme un futur grand des hydrocarbures. Quitte à décider unilatéralement d'étendre ses frontières maritimes (voir Colonisation maritime sur Egea).

Enfin, le Brésil se souvient certainement de l'époque où il était lui-même un fournisseur important de matériel militaire, notamment auprès des pays en voie de développement. En témoigne la (re)montée en puissance d'Embraer, avec notamment le développement d'un avion de transport lourd, que la France pourrait acheter...si le Rafale sort vainqueur de l'appel d'offres en cours face aux USA et à la Suède.

Où le Brésil "découvre" que la puissance nécessite du "muscle" bien concret.

Partager cet article :

Facebook Twitter Technorati digg Delicious Yahoo Reddit Newsvine

mercredi 22 septembre 2010

Les Ministères de la Guerre, ça existe encore ?

Une petite question que je me pose, et donc que je vous pose : y a-t-il des pays dans lesquels il existe encore un "Ministère de la Guerre" ?


A ma connaissance ce n'est plus le cas. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et l'émergence du concept de sécurité nationale, d'abord aux États-Unis, les "Ministères de la Défense" (et appellations approchantes) se sont propagés un peu partout dans le monde, englobant leurs prédécesseurs et les affaires de la Marine et des Forces aériennes, auparavant souvent séparées.

Bien sûr, entre la Chine (le Ministre de la Défense n'y a aucune espèce d'autorité sur l'Armée Populaire de Libération, qui est supervisée par la Commission Militaire Centrale), la France ou l'Iran, le périmètre de responsabilités et la position dans l'exécutif ne sont pas identiques !

Partager cet article :

Facebook Twitter Technorati digg Delicious Yahoo Reddit Newsvine

mardi 21 septembre 2010

La guerre ? Un jeu d'enfant !

Partager cet article :

Facebook Twitter Technorati digg Delicious Yahoo Reddit Newsvine

lundi 20 septembre 2010

Nouvel Ordre Mondial Cybernétique et Clickskrieg

C'est Hamadoun Touré, le secrétaire général de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), dépendante de l'ONU qui le dit : nous sommes entrés dans un nouvel ordre mondial. Un ordre mondial dans lequel des Etats et des parties prenantes privées s'affrontent à grande échelle non pas sur un champ de bataille réel (ça c'est pas vraiment nouveau), mais dans le cyberespace :

When I see Google and China fight, not China and the U.S., but a company and a country, it’s a new world order
Something new is happening around us. What do we do about it?

Bien sûr, le fait que les grandes entreprises (elles-mêmes souvent soutenues par un ou plusieurs Etats) et les Etats rentrent en conflit n'est pas intrinsèquement dû à l'existence d'Internet, mais il est évident que celui-ci joue un sérieux tour aux garde-frontières, quand ce qu'il met à disposition d'un internaute lambda contredit directement la législation (plus ou moins légitime) du pays où se trouve ledit internaute.



Hamadoun Touré est inquiet, et il le fait savoir. Il a ainsi déclaré qu'une cyberguerre serait pire qu'un tsunami. Le seul remède pour lui est la mise en place de traités internationaux de cybersécurité. Il met en avant le fait que malgré les intérêts divergents et les escarmouches (voire plus !) qui ont déjà eu lieu, personne n'est vraiment en sécurité et tout le monde pourrait subir une attaque de grande ampleur. Il faut donc définir un cadre légal ainsi que des plans de "continuité" intercontinentaux, précisant également les rôles et responsabilités de chacun dans le cyberespace.

Il est vrai qu'on peut se poser des questions sur la validité des traités internationaux existants dans le monde numérique : Charte des Nations Unies, Traité de l'OTAN, voire Convention de Genève...

Et malgré les déclarations assez unilatérales des Etats-Unis (voir Les industriels de l'armement se tournent vers la cyberguerre), Hamadoun Touré est catégorique :

There is no online superpower

Il convient ici de rappeler que face au budget annuel de la défense américain de près de 700 milliards de dollars, des analystes estiment qu'il suffirait d'environ 50 millions de dollars et quelques centaines de personnes travaillant pendant deux ans pour paralyser les infrastructures de la première puissance mondiale. De quoi reléguer la menace du terrorisme islamiste au rang de pétard mouillé ?

Certes, d'autres Etats (Russie et Chine pour ne pas les nommer) sont fortement suspectés d'avoir mené et de mener des opérations offensives à l'étranger. Nous ne citerons que le fameux GhostNet chinois (La Chine au coeur d'une affaire de cyberespionnage de masse ?) ou la Clickskrieg qui a quaisment mis à genou l'économie estonienne pendant une courte période en 2007. Mais évidemment, il est assez difficile de remonter jusqu'aux réels instigateurs de telles forfaitures (la question "qui a commencé ?" étant encore moins soluble que dans la "réalité"), voire de faire le lien entre acteurs privés agissant de leur propre chef et donneurs d'ordres gouvernementaux. Et tout le monde en joue. A la fois les coupables, ravis de ne pas se faire prendre, mais également les Etats visés, qui ne souhaitent pas forcément trop faire monter la pression diplomatico-économique (voire militaire), à tort ou à raison. On peut aussi voir ce flou comme une petite soupape de sécurité permettant justement d'éviter des conflits beaucoup plus "physiques".

A côté de ces assauts massifs, Internet se révèle comme un champ d'expression privilégié des opérations de false flag destinées à propager de fausses rumeurs et à exacerber les tensions de toutes sortes (éconmiques, sociales, diplomatiques). Bien sûr, pour que cela devienne une arme décisive, il faudra un peu plus de subtilité que les hackers du compte Twitter du Quai d'Orsay la semaine dernière.

Evidemment, il faut savoir faire la part des choses :
  • éviter de propager des peurs irrationnelles (à la "bug de l'An 2000")
  • se garder de flatter les élans xénophobes et nationalistes toujours prêts à s'enflammer
  • ne pas suivre sans réfléchir les directions que veulent faire prendre les industriels de l'armement et de la sécurité (mais également d'autres, dualités des TIC aidant) à leurs clients étatiques

Partager cet article :

Facebook Twitter Technorati digg Delicious Yahoo Reddit Newsvine

samedi 18 septembre 2010

Alliés géostratégiques sur les réseaux sociaux


Parce que le Web 2.0 ce n'est pas seulement le blogging, je signale/rappelle que certains alliés géostratégiques sont aussi présents sur d'autres plateformes :

Partager cet article :

Facebook Twitter Technorati digg Delicious Yahoo Reddit Newsvine