
Jusqu'à fin août, la publication sera vraiment très réduite. A bientôt sur le blog !
vendredi 30 juillet 2010
mercredi 28 juillet 2010
Une réflexion en passant sur l'artillerie de siège...
Le thème du mois d'AGS est l'artillerie, ou plutôt, les artilleries. Olivier Kempf évoque la bataille de Castillon et l'apport des frères Bureau dans l'artillerie de campagne. Plus globalement, l'utilisation de la poudre à canon fut une révolution militaire qui a connu peu d'équivalents en termes d'impact.
Avant son apparition dans le domaine du siège, l'avantage était très nettement en faveur des défenseurs, pourvu qu'ils aient pourvu à leur approvisionnement. Toutes les armes de siège qui l'ont précédée ont été imaginées (principes de contrepoids, de tension, de torsion) avant notre ère, même si elles ont été perfectionnées parfois pendant des millénaires. Montrant le jeu permanent entre le glaive et le bouclier, les fondamentaux (mur, douve, tour) de construction des forteresses, telles que celle de Jéricho 9000 avant JC, n'ont connu que peu d'ajouts par les architectes militaires jusqu'à ce que la poudre n'entre en scène, bouleversant la donne...
Avant son apparition dans le domaine du siège, l'avantage était très nettement en faveur des défenseurs, pourvu qu'ils aient pourvu à leur approvisionnement. Toutes les armes de siège qui l'ont précédée ont été imaginées (principes de contrepoids, de tension, de torsion) avant notre ère, même si elles ont été perfectionnées parfois pendant des millénaires. Montrant le jeu permanent entre le glaive et le bouclier, les fondamentaux (mur, douve, tour) de construction des forteresses, telles que celle de Jéricho 9000 avant JC, n'ont connu que peu d'ajouts par les architectes militaires jusqu'à ce que la poudre n'entre en scène, bouleversant la donne...
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mardi 27 juillet 2010
[Le blog de la semaine] : Questions Défense
Cette semaine je rajoute à ma blogroll Questions Défense, lancé en août 2009 mais dont la publication est devenue régulière à partir de mars 2010.
Très axé sur l'équipement des forces, il constitue une bonne source d'informations pour ceux qui suivent l'actualité de défense, particulièrement sur des zones géographiques peu couvertes par le Web francophone sur ces thèmes, comme l'Amérique du Sud, l'Afrique subsaharienne ou l'Asie du Sud-Est.
Très axé sur l'équipement des forces, il constitue une bonne source d'informations pour ceux qui suivent l'actualité de défense, particulièrement sur des zones géographiques peu couvertes par le Web francophone sur ces thèmes, comme l'Amérique du Sud, l'Afrique subsaharienne ou l'Asie du Sud-Est.
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dimanche 25 juillet 2010
Le missile THAAD, ou le coup du marteau
J'ai évoqué récemment les bombes inertes (Ma bombe, c'est du béton), reposant sur l'énergie cinétique (fonction de la masse et de la vitesse) pour détruire des petites cibles, comme des pièces d'artillerie ou des véhicules militaires.
Le missile THAAD (pour Terminal High Altitude Area Defense) s'appuie également sur sa haute énergie cinétique pour détruire, par le simple effet de la collision, des missiles balistiques en phase terminale de vol. Si le concept a été proposé dès les années 1980, le développement à partir de 1992 a connu quelques péripéties. Les premiers essais d'interception concluants ont eu lieu en 1999, mais furent suivis de plusieurs échecs. Le déploiement a commencé en 2009, et le THAAD est actuellement opérationnel au Texas et à Hawai.
Le missile THAAD (pour Terminal High Altitude Area Defense) s'appuie également sur sa haute énergie cinétique pour détruire, par le simple effet de la collision, des missiles balistiques en phase terminale de vol. Si le concept a été proposé dès les années 1980, le développement à partir de 1992 a connu quelques péripéties. Les premiers essais d'interception concluants ont eu lieu en 1999, mais furent suivis de plusieurs échecs. Le déploiement a commencé en 2009, et le THAAD est actuellement opérationnel au Texas et à Hawai.
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jeudi 22 juillet 2010
Clausewitz, père de la Grande Guerre ?
J'ai déjà évoqué ici l'irritation que provoquait chez Aron l'opinion exprimée notamment par Liddell Hart selon laquelle Clausewitz, en suscitant l'offensive à outrance, était en partie responsable du carnage de la Première Guerre Mondiale (Sur Clausewitz de Raymon Aron).

L'historien John Keegan, dans le premier tome de son Histoire de la guerre, va plus loin, et fait du stratège prussien le "père" de la Der des Ders :
Au début de juillet 1914, quatre millions d'Européens se retrouvèrent sous les drapeaux ; à la fin du mois d'août, ils étaient 20 millions, et plusieurs dizaines de milliers d'entre eux avaient déjà été tués. La société guerrière, jusque là enfouie, avait jailli à la surface d'un paysage de paix, et ses soldats allaient se faire la guerre jusqu'à ce que, quatre ans plus tard, ils fussent à bout de force. Et, bien que l'on ne puisse lui en attribuer toute la responsabilité, nous sommes néanmoins en droit de considérer Clausewitz comme le père spirituel de la Première Guerre mondiale, tout comme l'on peut considérer Marx comme le père spirituel de la révolution russe. L'idéologie de la "guerre absolue" fut celle des armées de la Première Guerre mondiale, et le terrifiant destin qu'elle allait leur apporter est peut-être un legs posthume de Clausewitz.
Au-delà de cette considération, Keegan est particulièrement critique vis-à-vis de la fameuse formule "la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens", soulignant notamment que la culture (donnant l'exemple des Zoulous, des Polynésiens, des Janissaires, des Mamelouks, des samouraïs mais également des Balkans) joue un rôle plus fondamental que ladite politique dans l'explication des guerres ; reprochant de fait à Clausewitz un eurocentrisme coupable.
Je n'ai lu que cet Histoire de la Guerre de Keegan, mais l'impression que j'en ai là comme ça est que :
- il n'a pas lu Clausewitz en entier : assez drôle, car justement Raymond Aron dans son Sur Clausewitz, peste contre ceux qui s'attardent uniquement sur la célèbre citation, qui sont pour lui avant tout des gens n'ayant pas été très loin dans leur étude de l'ouvrage du Prussien
- il adopte, même s'il cite Aristote, une définition réductrice voire simpliste de la "politique", tombant lui-même dans le panneau de l'eurocentrisme
Pour autant son Histoire de la Guerre n'en reste pas moins extrêmement intéressant, ne serait-ce que pour les très nombreux exemples historiques, pas toujours les plus développés par les autres auteurs, qu'il y présente.
mercredi 21 juillet 2010
[Le blog de la semaine] : Le Blog du Consultant
Cette semaine, petite exception : je ne parle pas d'un blog consacré à la défense/sécurité.
Je signale le tout jeune "Blog du Consultant", qui date d'une semaine, et qui, dès son deuxième billet (C'est quoi un consultant ?), me cite. Il faut dire que son objectif est
Tout ça me fait penser qu'il faudra vraiment que je range ma blogroll...qui devient vraiment un mélange de choux et de carottes.
Je signale le tout jeune "Blog du Consultant", qui date d'une semaine, et qui, dès son deuxième billet (C'est quoi un consultant ?), me cite. Il faut dire que son objectif est
de démystifier et démythifier ce métier, qui assez bizarrement est entouré d’une certaine aura qu’il ne mérite pas toujours…Et qu'il essaie de trouver une définition au terme, ou plutôt de prouver que c'est flou. Il inclut donc un extrait de mon billet bien nommé "Dis tonton JGP, c'est quoi un consultant ?" qui apparaît dans la première page des résultats Google suite à une recherche sur "c'est quoi un consultant". Et il me reproche :
- de rester un peu vague sur le sujet qui l'intéresse, i.e. le conseil en management : mais cher ami, ce n'est ni l'objet dudit billet ni de mon blog. Mais de mon point de vue, mon métier est très clair
- de ne pas avoir développé, comme "promis" à la fin de l'article, sur mon propre travail : j'accepte, mais je me suis finalement ravisé, et le fais à discrétion
Tout ça me fait penser qu'il faudra vraiment que je range ma blogroll...qui devient vraiment un mélange de choux et de carottes.
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mardi 20 juillet 2010
Bombes inertes
Petit article déjà paru sur AGS : Ma bombe, c'est du béton
Le guidage laser a été évoqué dans plusieurs commentaires sur l’Alliance Géostratégique depuis le début du mois. Il vise notamment, comme les autres dispositifs rendant les munitions intelligentes, à réduire les « dommages collatéraux ».
Le guidage laser a été évoqué dans plusieurs commentaires sur l’Alliance Géostratégique depuis le début du mois. Il vise notamment, comme les autres dispositifs rendant les munitions intelligentes, à réduire les « dommages collatéraux ».
Quand il s’agit de détruire de petites cibles, comme des véhicules militaires ou des pièces d’artillerie, il n’est pas forcément nécessaire de lancer une bombe bourrée d’explosif : l’énergie cinétique emmagasinée par un bloc de béton de quelques centaines de kilos après une chute assez longue peut être suffisante, tout en épargnant l'environnement immédiat, comme l'explique la petite vidéo suivante.
Bien évidemment, l'impact direct est obligatoire, de par l'absence d'explosion (avantage indéniable en zone urbaine) ; ce qui implique un guidage extrêmement précis. Les bombes inertes, telles qu'on les appelle, principalement utilisées à des fins d’essais ou d’entraînement, ont également été déployées en Irak, notamment par les Britanniques et leur Tornado. De quoi contribuer doublement à la guerre low cost.
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