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vendredi 12 avril 2013

Publication "Guerre et économie : de l’économie de guerre à la guerre économique"

En juillet 2011 j'a participé au colloque "Guerre et économie : de l'économie de guerre à la guerre économique" organisé entre autres par AGS à l'Ecole Militaire. Mon intervention s'est faite autour du sujet "Etat, grande stratégie et protection de l'économie".

Les actes, grâce à la persévérance sans faille d'Olivier Kempf, ont enfin été publiés récemment chez L'Harmattan, reprenant et enrichissant les propos tenus lors de cette journée particulièrement variée et intéressante. Je reproduis ici l'article d'Olivier sur l'ouvrage, et je vous invite bien évidemment à l'acquérir le plus rapidement possible !

***

AGS, il y a quelques mois, avait coorganisé un colloque sur Guerre et économie (voir ici). Les actes viennent d’en être publiés. Mais le livre est un peu plus fourni que de simples actes d’un colloque, et il est un peu plus qu’un simple ouvrage collectif. En effet, par son thème et par sa volonté de réunir deux aspects des relations entre la guerre et l’économie, il a pour ambition de revisiter un sujet curieusement négligé en France, celui de l’économie de défense. Cette dernière est un peu plus vaste que la simple « économie de l’industrie de défense » à laquelle elle est souvent assimilée. Aussi, avoir un livre qui rassemble, entre autres, Jacques Sapir, Ch. Schmidt, N. Bouzou, Ch. Harbulot, Ali Laïdi suscite l’intérêt.
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Voici donc les Actes du colloque organisé par Participation et progrès, Alliance géostratégique et l’École de guerre économique, en partenariat avec EPEE, le 1er juillet 2011 à l’École militaire. Aperçu sur l’avant-propos et le sommaire complet:
Avant-propos
Guerre et économie : ç’aurait pu être un de ces colloques courants, aux sujets rebattus, où les figures habituelles dispensent à répétition leurs non-messages monotones. Et pourtant, cela fait des lustres qu’un colloque ne s’est pas interrogé sérieusement sur les rapports entre guerre et économie. Soyons ici précis : il y a bien sûr des colloques évoquant « l’économie de défense », et d’excellents : mais ils sont surtout orientés vers l’industrie de défense, sa concurrence, ses conditions, son avenir. Or, ce n’est pas ce dont nous parlerons.
Quant à l’économie de défense, si elle avait connu une certaine effervescence à la fin des années 1990, (grâce à des auteurs comme Christian Schmidt, Nicole Chaix, Jean-Paul Hébert (+), Jacques Aben, Jacques Fontanel, …), l’impulsion initiale n’a pas été suivie, à la différence des pays anglo-saxons où une école de « défense and peace economics » témoigne d’une vigueur certaine .
Pourtant, il faut bien constater, aujourd’hui, l’interpénétration de la guerre et de l’économie : l’économie étant guerrière, et la guerre teintée d’économie.
1/ L’économie est-elle en guerre ?
L’utilisation du vocabulaire de la stratégie dans le monde de l’économie, notamment celui de l’entreprise, ne date pas d’hier : stratégie, tactique, cible, offensive, objectif, … autant de mots utilisés par les managers ou les dirigeants de Bercy. il faut également constater une inflation du mot guerre dans le discours ambiant (guerre à la drogue, à la délinquance, à la pauvreté, à la mucoviscidose…) et plus particulièrement dans celui de l’économie : la « guerre économique » est une expression qui fait florès, sans même parler de la guerre des monnaies, la guerre des taux, la guerre des matières premières, …. Cela mérite qu’on s’y attarde à nouveau en posant cinq questions :
  • a/ Cette guerre économique recouvre-t-elle seulement la concurrence exacerbée entre les entreprises, dont les conditions seraient plus intenses aujourd’hui ? si oui pourquoi ? qu’est-ce qui a changé ? et comment expliquer les phénomènes de coopétition, qui paraissent bien loin d’une expérience guerrière qui chercherait toujours la destruction de l’opposant ?
  • b/ S’agit-il de l’effet d’une mondialisation plus poussée qu’avant et qui verrait l’apparition de nouveaux acteurs, dit émergents : ceux-ci utiliseraient des atouts économiques (faut-il parler d’armes ?) qui mettraient en danger les structures économiques des leaders précédents ?
  • c/ Faut-il évoquer la compétition accrue pour des ressources rares : l’énergie vient la première à l’esprit, si on pense aux débats sur le pic pétrolier ou « la guerre du gaz », mais on voit apparaître des tensions sur l’ensemble des matières premières qui toutes, à tour de rôle, connaissent des flambées spéculatives qui ne sont pas dues seulement au dérèglements des marchés ; de même, la question des « terres rares » monopolisées par la Chine, les disputes accrues sur la maîtrise de l’eau, l’achat croissant de terres arables constituent autant d’indices qu’il y a une interpénétration entre le jeu économique (meilleure allocation des ressources rares) et la réalité écologique.
  • d/ On a de même l’impression que l’espace économique s’est compliqué avec le cyberespace : l’informatique mise en réseau facilite le développement économique, mais ouvre dans le même temps de nouvelles failles que la concurrence exploitera : tout le domaine de l’intelligence économique a ainsi un soubassement cyber qui est le lieu d’affrontements discrets, mais ô combien efficaces, et que l’analyse économique doit appréhender, par exemple en se posant la question : s’agit-il de deux espaces conflictuels distincts, ou faut-il les intégrer ?
  • e/ Dernière question, celle du rôle des acteurs, et tout d’abord de l’État : celui-ci avait été remisé lors de la mondialisation bienheureuse, on s’aperçoit, avec la crise, qu’il conserve encore quelque utilité : il ne s’agit pas seulement de régulation, mais aussi d’assurer une garantie en dernier ressort, notamment quand les dettes privées ne sont plus couvertes par les mécanismes de marché. Cependant, outre ce rôle que l’on pourra dire traditionnel, n’y a-t-il pas place pour un rôle plus actif de l’État, au service des entreprises, et selon une logique nationale et souveraine ? de ce point de vue, la « guerre économique » constituerait la conjonction des intérêts publics et privés, aussi bien dans l’offensive que dans la défensive, et selon des règles tacites d’autant plus vigoureuses que les conditions « extérieures » seraient plus pressantes.
Autant de questions qui veulent analyser cette notion de guerre économique, et ne pas la prendre pour « argent comptant ». Mais il faut aussi aborder les choses selon un autre point de vue, celui de la guerre.
2/ La guerre n’est-elle dorénavant qu’affaire d’économie ?
Les historiens et les stratèges évoquent depuis longtemps l’économie de guerre : la guerre industrielle, initiée au milieu du XIX° siècle, a conduit aux guerres totales du XX° siècle : si on sait donc qu’économie et guerre ont parties liées, on se rend compte aujourd’hui que la façon de conduire la guerre dépend directement du mode d’accumulation et de production. Là encore, cinq questions se posent.
  • a/ Tout d’abord, une interrogation vient immédiatement à l’esprit : les modifications actuelles des systèmes de production et d’accumulation économiques vont-ils avoir des conséquences sur la conduite de la guerre, et lesquelles ?
  • b/ En supposant que oui et en allant plus dans le détail, comment la complexité de l’économie (qu’on vient d’évoquer) affecte-t-elle déjà le déroulement de la guerre ? Y a-t-il des gammes de la guerre comme il y a des gammes de produits ? Peut-on parler de guerres low-cost qui s’opposeraient aux guerres high-cost, qu’on n’ose dire haut de gamme ? Et comment ces deux types de guerre peuvent-ils coexister ? Un acteur de la guerre, régulier ou irrégulier, a-t-il le choix lorsqu’il construit son appareil militaire ? Est-il optimal (à supposer que cela soit possible) de vouloir se positionner dans toutes les gammes, ou la préférence donnée à l’une ne conduit-elle pas à une asymétrie systémique ? Ne faut-il pas parler de « concurrence » des modèles de guerre, en utilisant les outils de l’analyse économique pour déterminer le choix le plus efficient ?
  • c/ La guerre contemporaine connaît une profonde mutation, n’étant plus que rarement régulière. Cet élargissement de la conflictualité paraît d’ailleurs similaire à l’élargissement de la compétition économique que nous avons déjà évoqué. Ne faut-il pas, dès lors, introduire l’espace économique comme un des nouveaux espaces lisses de la guerre, le macro renvoyant au stratégique, le micro au tactique ?
  • d/ Pareillement, la notion de crise est également utilisée par les stratèges et les économistes : y a-t-il une liaison de cause à effet entre une crise économique et une crise stratégique ? Cette liaison obéit-elle d’ailleurs à une causalité simple ?
  • e/ Comment les stratèges contemporains utilisent-ils les outils économiques ? cette question se pose au travers de la privatisation de la guerre (développement des sociétés militaires privées, mais aussi des sous-traitants locaux) et donc du partage du monopole étatique de la violence ; elle se pose aussi dans le contexte de l’approche globale, l’action militaire ne pouvant plus à elle seule décider de l’issue d’un conflit et devant donc se conjuguer avec d’autres actions (sécuritaires, diplomatiques, d’éducation, de justice, de développement) : quelle coopération envisager avec les acteurs économiques, à buts lucratifs ou non, dans la sortie de crise ? Comment concilier le profit des uns et les buts de guerre des autres ?
On l’a compris, les questionnements sur la guerre et l’économie ont pris une épaisseur nouvelle, à l’aune des évolutions tant du monde économique (mondialisation, crise de 2008, émergence) que du monde stratégique (guerre irrégulière, développement de réseaux privés, crise écologique, révoltes arabes).
Un colloque ne propose que des réponses forcément partielles à ces questions : espérons simplement qu’il contribuera à relancer l’intérêt pour ce champ passionnant qu’est l’économie de défense.
Les textes réunis ici ne reprennent pas l’ordre adopté lors du colloque : ils ont été réordonnés et augmentés de quelques contributions nouvelles. Une première partie s’intéresse à la guerre face à l’économie, afin de penser économiquement la guerre (A) mais aussi de décrypter le rôle de l’économie dans la conduite de la guerre (B).
Une deuxième partie étudie la guerre économique, en évoquant l’économie en guerre (A) puis en décrivant quelques procédés de guerre économique (B).
Avant propos : des relations entre la guerre et l’économie (O. Kempf)
1ère partie : la guerre face à l’économie
  • Thème 1 : Penser économiquement la guerre
  • Crises et guerres : de la crise économique à la crise stratégique (Christian Schmidt)
  • L’économie de guerre a-t-elle encore un avenir (Jacques Sapir)
  • La guerre et l’économie : de la micro à la macro ; du tactique au stratégique (Olivier Marcotte)
  • Mutations de l’économie, formes de la guerre (Nicolas Mazzucchi)
  • Thème 2 : rôle de l’économie dans la conduite de la guerre
  • Le modèle low cost appliqué à la guerre (Stéphane Dossé)
  • Guerre irrégulière, actions civiles, actions militaires (François Chauvancy)
  • La guerre, la ville et l’économie (Bénédicte Tratnjek)
  • Entreprenariat militaire et modèle économique : esquisse d’une typologie historique du recours au mercenariat (Georges-Henri Bricet des Vallons & Sébastien Le Gal)
2ème Partie : la guerre économique.
  • Thème 3 : L’économie en guerre
  • État, grande stratégie et protection de l’économie (Jean Pujol)
  • La grille de lecture Puissance/Marché/Territoire (PMT) (Christian Harbulot)
  • Les pays en guerre économique (Ali Laïdi)
  • La piraterie maritime : un business porteur ? (Sonia Le Gouriellec)
  • La guerre et l’entreprise (Jacques Hogard)
  • Cyberguerre et économie (Guillaume Tissier)
  • Thème 4 : procédés de la guerre économique
  • Monnaies : l’Europe doit s’armer pour éviter la guerre (Nicolas Bouzou)
  • Guerre en coalition et guerre des normes (Florent de Saint Victor)
  • De la sécurité énergétique à la sécurité des flux (Olivier Kempf)
  • Stratégie des approvisionnements (Matthieu Anquez)
  • L’affrontement sino-américain autour des terres rares, entre survie et expansion des puissances (Edouard Chanot)
Conclusion (Pierre Pascallon)
  • Bibliographie
  • Table des matières



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jeudi 11 avril 2013

Café Stratégique du 11/04 : Séries TV et sécurité internationale


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dimanche 10 mars 2013

Café Stratégique du 14/03 - Philippe Wodka-Gallien - Où va la dissuasion nucléaire française ?


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samedi 9 février 2013

Café Stratégique du 14/02 : Littérature et renseignement avec Daniel Hervouet


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mardi 11 décembre 2012

Café Stratégique le 13/12 avec Patricia Allemonière, reporter de guerre


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dimanche 30 septembre 2012

Café Stratégique "Les conséquences stratégiques des élections américaines" le 11/10 avec Maya Kandel

C'est parti pour la troisième saison des Cafés Stratégiques de l'Alliance Géostratégique !

Venez nombreux au café Le Concorde le jeudi 11 octobre à 19h pour discuter des conséquences stratégiques des élections américaines autour de Maya Kandel de l'IRSEM.


L'entrée est libre mais soyez à l'heure !

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vendredi 28 septembre 2012

Chronique Industrie – septembre 2012 : l’industrie IT européenne en voie de marginalisation ?


Alors que le cyber est désormais conjugué à toutes les sauces (d’ailleurs le MinDef a signalé le petit rôle d’AGS dans l’émergence du débat stratégique sur le sujet) et que le mois de septembre a vu pléthore d’annonces des géants de l’électronique grand public, un rapport d’AT Kearney dresse un constat pessimiste sur l’état de l’industrie IT européenne.



Ainsi, seulement 15 des 100 premières sociétés IT mondiales (matériel, logiciel, services, semi-conducteurs, électronique grand public…) ont leur siège social en Europe et parmi elles aucune n’est leader sur son marché. Si l’on regarde le marché européen des SSII, on s’aperçoit qu’il est très morcelé, avec très peu de fournisseurs capables d’adresser les grands appels d’offres internationaux. Les sociétés nord-américaines et (de plus en plus) indiennes en profitent pour placer leurs pions, y compris chez nous, comme en témoigne le récent rachat de Logica par le canadien CGI pour 2,6 milliards d’euros.

Les emplois du secteur, qui s’élèvent à 3 millions aujourd’hui, quittent le Vieux Continent au profit des pays émergents, notamment d’Asie. Et faut-il le rappeler, on ne parle pas ici que de main d’œuvre non qualifiée, mais aussi de façon croissante des activités de recherche et développement. Rien d’étonnant car la plupart des acteurs, occidentaux ou non, s’orientent vers un modèle global assez uniforme dans lequel les développements sont réalisés en Inde, au Vietnam ou même en Egypte, avec un front office local réduit à sa plus simple expression chargé de gérer la relation client.
Or il est évident qu’une industrie IT vigoureuse est clé pour la compétitivité d’une économie toute entière ne serait-ce que par l’importance prises par les technologies de l’information dans la part de R&D mondiale (qu’il s’agisse de produits de grande consommation ou des domaines touchant à la souveraineté nationale).
Comme le souligne le rapport d’AT Kearney, la tendance s'est accélérée récemment dans d'autres secteurs connexes, tels que les semi-conducteurs, où des entreprises européennes telles que Qimonda ont mis la clé sous la porte.
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ce phénomène et en premier lieu, ce n’est pas surprenant, le coût de la main d’œuvre. Ainsi le salaire moyen d’un ingénieur en Europe est de 75900$ en 2010, contre 26800$ en Inde et 16900$ en Chine (voir page 18), même si les écarts tendent à se réduire.
L'Europe souffre également d'un manque d'ingénieurs et scientifiques qualifiés, en partie dû au manque de valorisation des filières de recherche et à la désaffection pour les sciences à l’université. Ainsi 17% de nos étudiants sont inscrits en sciences, ingénierie ou informatique, contre 31% en Chine. Nous n’avons pas (encore ?) l’attractivité des États-Unis qui compensent le relatif désintérêt de leurs citoyens par un apport massif d’étudiants et de travailleurs qualifiés provenant du monde entier.
Le manque de financement est un autre problème souligné par le rapport. L'Europe investit 15 milliards de dollars de moins par année dans le capital-risque que les USA, selon une étude récente de la Commission européenne. La même étude a montré que l'Europe investit 0,8 point de moins du PIB dans la R&D que l’Oncle Sam et 1,5 point de moins que le Japon.
Des entreprises américaines et asiatiques comme Samsung, Qualcomm, Panasonic, Sony ou LG figurent ainsi aujourd'hui parmi les dix premiers déposants de brevets les plus prolifiques dans l’Union Européenne.
Quelques pistes de réflexion, non inédites ni révolutionnaires, sont avancées par le rapport pour pallier cet état de fait et peut-être faire oublier l’échec la Stratégie de Lisbonne.
Si nous sommes définitivement (?) à la traîne dans l’électronique grand public, nous devons mieux capitaliser sur notre position dans l’ingénierie système (nous avons des systémiers de premier plan) ou l’embarqué (combinant logiciel et matériel) et leurs multiples applications industrielles, de l’automobile à la défense. Cela suppose de se concentrer sur quelques domaines sans vouloir se disperser à courir trop de lièvres à la fois, pour diriger nos maigres moyens financiers sur les bonnes cibles.
Le rapport évoque également la piste, qui peut prendre des allures de serpent de mer, des pôles de compétitivité européens. Ils pourraient permettre de contourner les limitations dues aux cloisonnements nationaux et d’améliorer les conditions de financement des projets de R&D. Encore faut-il que la crise de l’euro nous laisse des marges de manœuvre et surtout que les différents membres de l’UE s’entendent sur la distribution desdits pôles, ce qui n’est pas une mince affaire…
Autre point que j’ai moi-même souvent abordé, le cadre de financement des start-ups innovantes est largement déficient. Sans parler de Small Business Act, il s’agit véritablement d’assurer à nos jeunes pousses les moyens de se développer et faciliter leur transformation en ETI voire en champion national (Quel est l’âge moyen de nos champions nationaux ? Avons-nous des Facebook, Google, Apple, Microsoft ou même IBM ?).
Parce que la technologie passe avant tout par le facteur humain, il convient de renforcer et revaloriser les filières académiques scientifiques et techniques, en s’inspirant de l’exemple des pays nordiques. L’attractivité vis-à-vis des ressources qualifiées est également un facteur clé de compétitivité, même s’il est sujet à polémique en période de crise économique et d’augmentation du chômage.
Enfin, le dernier axe avancé concerne la sécurisation de l’accès aux matières premières nécessaires aux industries high tech, qui ne sont pas purement virtuelles. Ceci passe par des accords avec les fournisseurs de terres rares (en veillant à la diversification des fournisseurs pour ne pas rester dépendants de … la Chine) mais également en développant d’avantage l’industrie du recyclage, deux sujets sur lesquels notre voisin allemand a une longueur d’avance.

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